Maquillage, mises en scène et animal de compagnie : Manuel Valls voit du Sarkozy chez Macron

Publié à 14h56, le 14 septembre 2017 , Modifié à 15h05, le 14 septembre 2017

Maquillage, mises en scène et animal de compagnie : Manuel Valls voit du Sarkozy chez Macron
Manuel Valls, député apparenté LREM. © Eric FEFERBERG / AFP
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Loïc Le Clerc pour

Manuel Valls n'aura tenu qu'un temps son rôle de "fan d'Emmanuel Macron". Avant la présidentielle, le député de l'Essonne n'avait jamais caché son antipathie envers celui qui allait devenir Président. Puis Manuel Valls a traversé un sale printemps : défait à la primaire socialiste, candidat aux législatives "pour survivre" et réélu de justesse, obligé de devenir un député apparenté au groupe LREM, noyé dans la masse des 313 marcheurs.

Mais avec le temps, l'ancien Premier ministre délie sa langue et les critiques envers le chef de l'Etat et le gouvernement commencent à fuser. Après avoir confié en mai dernier qu'il trouvait Emmanuel Macron "méchant", Manuel Valls se lâche à nouveau, ce jeudi 14 septembre, cette fois au Point.

Il déclare :

Emmanuel Macron est prisonnier des conditions de son élection face à Marine Le Pen, parce qu'il n'était pas très clair lors de sa campagne. Et aujourd'hui, il est dans la demi-mesure. Par exemple, on ne fera pas d'économies en rognant sur les APL. [...] Sa maquilleuse, l'interview de son épouse à Elle, son chien : les gens vont se demander s'il pense vraiment à eux. Ça me rappelle Nicolas Sarkozy lorsqu'il disait : 'Avec Carla, c'est du sérieux'.

Manuel Valls passe ici en revue différents couacs dans la stratégie de com' des Macron. Que ce soit la facture de 26.000 euros en maquillage payée par l'Elysée en trois mois, l'interview de Brigitte Macron où elle livre son intimité avec son Président de mari ou encore l'adoption par le couple présidentiel d'un chien, Nemo, le tout largement mis en scène à plusieurs reprises. 

Jusqu'à présent, la plus forte critique envoyée par Manuel Valls à Emmanuel Macron avait concerné le silence de l'État sur la situation au Venezuela. Au passage, l'ex-Premier ministre en profite pour tacler le successeur de son successeur à Matignon. Il lance :

Quel est le poids politique d'Edouard Philippe comme chef de la majorité ?

Finalement, c'est Jean-Pierre Raffarin qui avait raison. Fin juillet, il affirmait à propos de Manuel Valls :

Il ne faut pas le sous-estimer, malgré sa disparition actuelle.

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