Marine Le Pen avoue avoir "raté" le débat de l'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron à cause d'un excès de "fougue" et de "passion"

Publié à 20h46, le 18 mai 2017 , Modifié à 21h21, le 18 mai 2017

Marine Le Pen avoue avoir "raté" le débat de l'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron à cause d'un excès de "fougue" et de "passion"
No es amor, no es amor, es una pasión. © Capture d'écran TF1
Image Victor Dhollande-Monnier


Une élection présidentielle, ça tient parfois à pas grand-chose. Pour Jean-Luc Mélenchon, ça s'est joué à "600.000 voix près". Pour Marine Le Pen, c'est une histoire de "passion" qui a mis un terme à ses chances de rentrer à l'Elysée. Invitée du journal de TF1 jeudi 18 mai, la présidente du Front national a avoué avoir "raté" le débat de l'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron, la faute à "peut-être trop de passion". 

Après avoir annoncé sa candidature aux élections législatives à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen est revenue sur sa défaite à l'élection présidentielle. "Quand on est candidate, on est responsable", a-t-elle entamé son mea culpa. Avec un peu de recul, la cheffe frontiste a estimé que "le sujet de l'euro avait inquiété considérablement les Français". Puis, elle a reconnu des fautes personnelles lors du débat de l'entre-deux-tours du 3 mai dernier : 

Vous savez, quand on est candidate, on est responsable. Et moi, je ne vais pas tenter d’échapper à cette responsabilité. Evidemment, j’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français et même, il faut bien le dire, de manière presque irrationnelle. Mais c’est un fait et nous allons devoir en tenir compte […] Et puis, incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire. Moi, je le dis très clairement. J’ai fait un choix, j’ai souhaité mettre en lumière les très grandes craintes que je nourrissais et que je nourris évidemment toujours à l’égard de la politique que va mener Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, avec passion, peut-être trop de fougue, peut-être trop de passion. Je sais que certains n’attendaient pas cela. Bon beh, dont acte.  

Interrogée sur sa *passion*, prise pour beaucoup d'observateurs comme de "l'agressivité", Marine Le Pen a trouvé une jolie pirouette ? "Pugnace, peut-être abrupte, j’accepte ça", a-t-elle répondu. 

Mais au-delà de cette concession très personnelle, Marine Le Pen a jeté le futur GROS débat du FN : l'euro. Le parti fondé en 1972 par son père continuera-t-il dans sa trajectoire eurosceptique ? "C'est un sujet dont nous allons évidemment débattre au prochain Congrès [qui se tiendra probablement courant 2018, ndlr]", a-t-elle assuré. Si Florian Philippot a regardé l'intervention de Marine Le Pen, peut-être a-t-il eu quelques sueurs froides. Et pour cause, le numéro 2 du FN a clairement mis en jeu son retrait du parti si la sortie de l'euro était abandonnée


 
 


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