Deux ans plus tard, Marine Le Pen et Florian Philippot s'insurgent contre le changement de nom de la SNCF

Publié à 14h06, le 27 décembre 2014 , Modifié à 14h17, le 27 décembre 2014

Deux ans plus tard, Marine Le Pen et Florian Philippot s'insurgent contre le changement de nom de la SNCF
Marine Le Pen et Florian Philippot © AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Le Front national n'est pas en vacances. Du moins pas ses deux représentants les plus présents dans les médias : Marine Le Pen et Florian Philippot. Ce samedi 27 décembre, la présidente du FN est remontée. L'origine de sa colère a un nom : SNCF.  

L'eurodéputée critique déjà la hausse annoncée de 2,6% en moyenne des tarifs, à compter du 1er janvier, une hausse "largement supérieure à l’inflation" dont elle réclame "l'annulation immédiate". En novembre 2014, l'indice des prix à la consommation avait augmenté de 0,3% sur un an.

Mais c'est bien le changement de nom de la société qui émeut Marine Le Pen. Dans un communiqué, elle dénonce cette modification qui, selon elle, illustre le fait que "la SNCF abandonne de plus en plus visiblement sa mission de service public pour préparer l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en 2019, sur injonction de l’Union européenne".

Elle ajoute :

Ainsi, dès le 1er janvier 2015, SNCF devient une simple marque commerciale, et le terme-même de 'Société Nationale des Chemins de Fer Français' disparaît pour la première fois, comme un symbole du recul du service public.

Exactement le même raisonnement choisi par Florian Philippot, dès vendredi 26 décembre. Avant sa cheffe, l'eurodéputé dénonçait sur Twitter ces "gouvernements [qui] cassent le service public".

Et, comme Marine Le Pen, le vice-président du FN a fustigé le changement de nom de la SNCF. Il a écrit :

Je refuse d'utiliser le terme 'SNCF' à partir du 01/01. Et parlerai même avec fierté de la Société Nationale des Chemins de Fer Français !

Sauf que ce changement de nom n'est pas nouveau. La direction utilise ce terme "SNCF" et non plus "la SNCF" depuis plus de deux ans. En juin 2012, Les Échos expliquait comment l'ouverture à la concurrence obligeait la société à modifier sa communication. Voici ce qu'écrivait le quotidien :

Toute la communication doit être replacée sous la marque ombrelle SNCF, privée de son 'la' historique. TGV, Intercités, TER et Transilien se rangent sous cette bannière.

Seule différence : comme le souligne le JDD, l'utilisation du terme "SNCF" tend désormais à se généraliser chez les employés vis-à-vis des voyageurs.

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