Marine Le Pen revient sur cet incroyable moment gênant lors du débat face à Emmanuel Macron : "C'était peut-être maladroit"

Publié à 23h26, le 19 octobre 2017 , Modifié à 23h29, le 19 octobre 2017

Marine Le Pen revient sur cet incroyable moment gênant lors du débat face à Emmanuel Macron : "C'était peut-être maladroit"
© Captures TF1
Image Sylvain Chazot


Ce fut l'un des moments les plus marquants du débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle, voire de l'élection tout court : quand, face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen est partie un peu en vrille, parlant de ceux qui "sont lààààà, dans les campagnes et dans les villes".

Le malaise fut total.

Souvenez-vous :





Invitée de L'Émission politique ce jeudi 18 octobre, Marine Le Pen est interrogée sur cet instant fugace mais désormais inscrit dans la postérité. Non mais qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête de la finaliste de l'élection présidentielle pour agir ainsi, en direct, lui demande en substance Nathalie Saint-Cricq, qui co-animait le débat présidentiel en mai dernier et était donc aux premières loges pour assister à cet inouï moment. Marine Le Pen reconnaît :

Je pense que j'avais… [Silence]. Bon c'était peut-être maladroit, oui, effectivement. Enfin, on était au bout de trois heures de débat… oui 2h18, bon…

Puis, très vite, Marine Le Pen transforme son moment gênant à elle en une munition contre Emmanuel Macron. "On avait vu dans la manière dont il parlait des électeurs du Front national le mépris qu'il a exprimé tout au long de la campagne et qu'il continue à exprimer à l'égard des Français : les alcooliques, les fainéants, les jaloux, les cyniques", commence-t-elle, en référence aux mots employés, parfois, par le chef de l'État.

"Il n'y a pas une seule fois, notamment quand il va à l'étranger, où il ne se sent pas l'obligation d'insulter la France. Et il méprisait ceux qui se révéleront être 11 millions de Français [les électeurs de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, soit 10,6 millions de personnes, NDLR]", ajoute-t-elle, en guise d'explication.

On a le droit de ne pas être convaincu. 

Du rab sur le Lab

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