Marine Le Pen s’amuse à imaginer un second tour entre elle et François Fillon "rien que pour voir la gueule des journalistes"

Publié à 15h16, le 14 avril 2017 , Modifié à 09h27, le 15 avril 2017

Marine Le Pen s’amuse à imaginer un second tour entre elle et François Fillon "rien que pour voir la gueule des journalistes"
© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Image Amandine Réaux


Cela fait des mois que Marine Le Pen se voit défier Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, dans ce qu’elle revendique être un duel "entre une patriote décomplexée et un mondialiste décomplexé". Les sondages vont dans ce sens et la candidate FN elle-même "ne pense pas" ne pas être qualifiée au second tour. La cheffe frontiste imagine donc une autre configuration pour le second tour (où elle est donc présente) qui l’amuse beaucoup.

Comme le rapporte le journaliste Yaël Goosz de franceinfo: ce vendredi 14 avril, Marine Le Pen aimerait être qualifiée pour affronter François Fillon "rien que pour voir la gueule des journalistes". Une confidence qu’elle conclut par "un éclat de rire".

Les deux candidats ont au moins en commun d’avoir attaqué les journalistes à de nombreuses reprises parce qu’ils s’estiment victimes du *système médiatique* qui voudrait favoriser l’élection d’Emmanuel Macron. Ainsi, Marine Le Pen ne cesse de moquer la "fascination" des médias pour l’ancien ministre de l’Économie, accusant ici la présentatrice du JT de TF1 Anne-Claire Coudray de "manger des yeux" le candidat d’En Marche !, surnommant là BFMTV "BFMacron" en raison de supposés liens entre la chaîne d’information et son adversaire à la présidentielle.

Le candidat LR, quant à lui, ne cesse de fustiger le traitement médiatique des nombreuses affaires qui le touchent. "Cela fait deux mois et demi que, tous les jours, vous me déversez de la boue sur la figure", a encore lancé François Fillon jeudi à l’adresse des médias, sifflés pendant certains de ses meetings. L’ancien Premier ministre, qui s’estime victime d'une "machination", refuse désormais de répondre aux questions sur ses "affaires".

Lors de plusieurs meetings ou déplacements des deux candidats, des journalistes ont été agressés par des militants LR ou FN (voir ici ou ). Ce que François Fillon a condamné… sous-entendant toutefois qu’ils l’avaient peut-être un peu cherché.

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