Marion Maréchal-Le Pen répond "yes" à une invitation du bras droit de Donald Trump

Publié à 16h59, le 13 novembre 2016 , Modifié à 10h17, le 14 novembre 2016

Marion Maréchal-Le Pen répond "yes" à une invitation du bras droit de Donald Trump
© AFP

Le Front national est le seul grand parti français à s’être félicité de la victoire de Donald Trump à la présidence des États-Unis mardi 8 novembre. Cette victoire constitue un espoir pour le parti d’extrême droite que les sondages placent systématiquement au second tour de l’élection présidentielle, mais pas vainqueur.

Alors, tout rapprochement entre les cadres frontistes et l’équipe du candidat républicain élu est le bienvenu. C’est dans ce sens que Marion Maréchal-Le Pen a dit "yes" à l’invitation de Stephen Bannon, directeur de la campagne de Donald Trump, pressenti pour devenir "chief of staff" (l’équivalent d’un Premier ministre). La députée FN du Vaucluse l’a annoncé dans un tweet rédigé d’abord dans la langue de Shakespeare, puis en Français samedi 12 novembre, avec un lien vers un article de LCI.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’une invitation à travailler ensemble, comme l’a démenti une journaliste de l’agence Bloomberg, citant l’équipe de Donald Trump.

Les déclarations de Stephen Bannon datent en réalité du mois de juillet, soit quatre mois avant l’élection de Donald Trump, et concernent Breitbart, son site web d’information conservateur qu’il envisage de lancer en France. Voici ce qu’il a déclaré cet été et qui a induit Marion Maréchal-Le Pen en erreur :

"

Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal-Le Pen est la nouvelle étoile montante. Nous cherchons à ouvrir un Breitbart Paris, voire un Breitbart France.

"

 

[EDIT 22h10] Modification du titre. L'entourage de Marion Maréchal-Le Pen assure que le "yes" se rapportait à la proposition de travailler pour Breitbart : "On reconnaît que le tweet n'est pas précis mais on pensait que le lien expliquait bien". "Marion Maréchal-Le Pen tenait à soutenir la proposition de Stephen Bannon d'implanter BreitBart en France. La France manque cruellement de média 'politiquement incorrects'. C'est un appel à travailler ensemble pour la cause patriote en France, dans le même esprit que ce que Breitbart a fait, avec succès, aux USA", détaille ce proche.

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