Martine Aubry juge qu'une candidature de Manuel Valls en 2017 serait une "catastrophe"

Publié à 21h20, le 28 avril 2015 , Modifié à 21h39, le 28 avril 2015

Martine Aubry juge qu'une candidature de Manuel Valls en 2017 serait une "catastrophe"
© PHILIPPE HUGUEN / AFP

MAIS VOUS ETES FOUS - Depuis plusieurs mois, l'idée d'une primaire pour désigner le candidat de la gauche en 2017 revient épisodiquement, y compris au sein du gouvernement. Certains comme Thierry Mandon y sont même favorables quand bien même François Hollande se représenterait. Martine Aurby, elle, trouve que ce débat est "une folie".

Citée par Le Canard Enchaîné mercredi 29 avril, la maire de Lille argumente en deux temps : premièrement, cela "fragilise" François Hollande ; deuxièmement, cela "renforce" Manuel Valls, qui bénéficie d'ailleurs de sondages flatteurs en cas de primaire à gauche pour 2017. Et Martine Aubry de résumer le tout par un mot pour le moins alarmiste : "Catastrophe".

Selon l'hebdomadaire, elle a ainsi expliqué à ses proches :

 

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Vouloir lancer le débat des primaires, comme le font les frondeurs, est une folie ! Notre candidat, c'est Hollande. Le fragiliser à travers ce genre de débat, c'est renforcer Valls. Si Hollande n'y va pas, nous courons à  lacatastrophe, car Montebourg ne remportera pas les primaires. Nous aurons alors tout gagné : Valls comme candidat à la présidentielle et un PS totalement divisé. 

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Les relations entre l'ancienne ministre de l'Emploi et l'actuel Premier ministre sont donc toujours aussi amicales, même s'ils ont signé la même motion pour le congrès du PS en juin. Voir le second candidat en 2017 serait tout simplement une "catastrophe", selon la première. Voilà au moins qui est dit.

Récemment, l'idée d'une primaire pour 2017 a été relancée à gauche par Benoît Hamon qui, en l'état, "ne croit pas" que Hollande sera au second tour dans un peu plus de deux ans. L'ancien ministre de l'Éducation nationale ne veut donc pas "abdiquer" le "droit" qui a été conféré aux électeurs socialistes par la primaire de 2011.

On ne sera pas surpris de constater les désaccords entre Benoît Hamon et Martine Aubry sur ce sujet, eux qui ne sont pas franchement copains-copains.

[BONUS TRACK] 

À propos de "catastrophe", on ne résiste pas à vous repartager ici ce tube incontournable présent dans notre top 8 des meilleures chansons politiques :



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