Même s’il voterait Hollande face à Le Pen, Sarkozy ne renonce pas (totalement) au "ni-ni"

Publié à 21h40, le 27 octobre 2016 , Modifié à 21h46, le 27 octobre 2016

Même s’il voterait Hollande face à Le Pen, Sarkozy ne renonce pas (totalement) au "ni-ni"
Non, Nicolas Sarkozy n'a pas décidé d'abandonner la régle du "ni-ni". © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Nicolas Sarkozy, défenseur de la consigne parfois contestée du "ni-ni" (ni FN, ni PS), a fait une concession inédite, jeudi 27 octobre. Le candidat à la primaire de la droite a annoncé sur BFMTV qu'il voterait mais "pas de gaieté de cœur" pour François Hollande face à Marine Le Pen si ce duel avait lieu au second tour de la présidentielle. Mais pas question pour autant  d’enterrer totalement cette règle.

Cette marche arrière n’est que temporaire pour l’ancien chef de l’Etat. Selon les informations recueillies par Europe 1, l’entourage de Nicolas Sarkozy assure qu’il tiendra le front républicain QUE pour la présidentielle. Mais pour les élections locales, il n’a pas changé d’avis. Et Nicolas Sarkozy entend appliquer de nouveau la règle du "ni-ni" pour les élections législatives de juin 2017.

Cette position du "ni-ni" avait été fixée par l'UMP pour les cantonales de 2011, pour ne "pas alimenter la campagne anti ‘UMPS’ développée par le FN", disait alors le chef de l'Etat. Depuis, et à mesure que le FN progresse, la question agite régulièrement les dirigeants de la droite, qui ne sont d'ailleurs pas toujours constants dans leurs positions.

Candidate à la primaire de la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet peut se targuer de ne pas avoir changé d'avis sur le sujet. Estimant avoir été évincée par Nicolas Sarkozy de la direction du parti Les Républicains précisément pour cette raison, elle ne s'est pas privée d'un tweet cinglant jeudi matin. 







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