Michel Houellebecq traite Manuel Valls de "débile mental" et s'en prend à François Hollande

Publié à 13h43, le 19 novembre 2015 , Modifié à 13h43, le 19 novembre 2015

Michel Houellebecq traite Manuel Valls de "débile mental" et s'en prend à François Hollande
Michel Houellebecq © AFP

On s'avait déjà que, d'après Michel Onfray, Manuel Valls était "un crétin". On apprend aujourd'hui que, pour Michel Houellebecq, le Premier ministre est un "débile mental". Visiblement, certains Michel ont un problème avec Manuel…

L'écrivain, auteur du remarqué Soumission publié en janvier dernier, a publié une tribune dans le quotidien italien Corriere Della Sera, rapporte L'Obs ce jeudi 19 novembre. Moins d'une semaine après les attentats qui ont ensanglanté Paris, l'auteur évoque ce vendredi 13, à Paris. Et en profite pour délivrer un commentaire politique très nuancé. Il écrit :

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Il est assez improbable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le fauteuil de chef de l’Etat, de même que le débile mental qui accomplit les fonctions de Premier ministre, pour ne pas citer les ténors de l’opposition (LOL), se tirent honorablement de cette situation.

 

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Pour étayer ses propos, Michel Houellebecq dénonce "des coupes sombres dans les forces de police, jusqu’à les réduire à l’exaspération, en les rendant presqu’incapables d’accomplir leur tâche". Il fustige également le fait que, selon lui, on a "inculqué pendant des années l’idée que les frontières sont une absurdité dépassée, le symbole d’un nationalisme nauséabond". Il critique enfin "des opérations absurdes et coûteuses, dont le principal résultat a été de plonger dans le chaos l’Irak puis la Libye".

Ce qui l'amène à ce constat :

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Ces gouvernements ont échoué lamentablement, systématiquement, douloureusement dans leur mission fondamentale qui est de protéger la population française confiée à leur responsabilité.

 

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D'où, certainement, le "débile mental". Heureusement, d'après Michel Houellebecq, la France vaut mieux que ses dirigeants actuels, cette France qui, dit-il, "a accueilli avec dédain les prédications de la ‘gauche morale’ (morale ?) sur l’accueil des réfugiés et des migrants". Il écrit :

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Les Français sauront résister, sans devoir étaler un héroïsme exceptionnel, sans même avoir besoin d’un sursaut collectif d’orgueil national.

 

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En mars dernier, Michel Onfray avait qualifié Manuel Valls de "crétin". En cause, les déclarations du Premier ministre qui avait accusé le philosophes de "perdre ses repères" en disant préférer Alain de Benoist à Bernard-Henri Lévy. " Je fais juste mon travail de philosophe en disant que je préfère une idée juste, et mon problème n'est pas de savoir si cette idée juste est de droite ou de gauche. J'ai l'impression que Manuel Valls pense le contraire, c'est à dire qu'il préfère une idée fausse, pourvu qu'elle soit de gauche, à une idée juste si elle de droite. J'ai vérifié dans le dictionnaire, ça s'appelle un crétin. Ce n'est pas insultant, c'est familier", avait répondu Michel Onfray sur Europe 1.

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