Ministère des Sports : l’offre de service du champion handisport Michaël Jeremiasz

Publié à 11h32, le 15 mai 2017 , Modifié à 11h34, le 15 mai 2017

Ministère des Sports : l’offre de service du champion handisport Michaël Jeremiasz
Michaël Jeremiasz récupère le drapeau des mains de Teddy Riner pour se rendre aux Jeux paralympiques, le 23 août dernier. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Il était porte-drapeau de la délégation tricolore aux derniers Jeux paralympiques, il y a un an à Rio. Le champion de tennis handisport Michaël Jeremiasz a une petite envie de reconversion. Médaillé d’or en fauteuil roulant en double, il a directement proposé ses services au nouveau Président, Emmanuel Macron.

"Pourquoi on n'aurait pas un ministre des Sports handicapé ?", s’étonne d’abord Michaël Jeremiasz lundi 15 mai sur franceinfo : avant de formuler une offre au nouveau résident de l’Elysée :  

Pourquoi on n'aurait pas un ministre des Sports handicapé ? Qu'est ce qui empêche qu'un mec comme moi, et il y a pas que moi, puisse devenir ministre des Sports ? Moi je connais les deux mondes. J’ai vécu dans les deux mondes. J’ai été valide de 0 à 18 ans. Et puis j’ai eu un accident à l’âge de 18 ans et je suis devenu handicapé. Je suis devenu champion olympique par la suite, porte-drapeau. Donc, oui, ça pourrait avoir du sens. J'ai tout simplement voulu interpeller que ce soit le Président à titre personnel et ses équipes mais aussi le grand public. Car je me suis rendu compte qu’il y a énormément de gens qui trouveraient ça super.  

Au-delà du symbole, Michaël Jeremiasz ne pense pas être la personne la mieux placée. Et ce pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas reçu le fameux coup de fil :

Emmanuel Macron ne m'a pas contacté, donc je ne serai probablement pas ministre des Sports. Mais ce que je dis aujourd'hui, c'est que, oui, ça m'intéresserait.

C’est la deuxième personnalité sportive à interpeller directement Emmanuel Macron. Ainsi, l’ancienne championne espoir de tennis Amélie Castéra-Oudéa s’est adressée au chef de l’Etat via le journal L’Equipe, samedi 13 mai :

Je suis préparée pour ce job. C’est la rencontre d’une personne et d’un moment. J’ai totalement confiance dans son jugement et je sais qu’il prendra la bonne décision, que ce soit moi ou pas.

Amélie Castéra-Oudéa connaît bien les rouages ministériels et administratifs pour avoir passé plus de quatre ans à la Cour des comptes. Autres particularités qui pourraient jouer en sa faveur : elle était dans la même promotion (Senghor) qu’Emmanuel Macron à l’Ena et elle a adhéré à En Marche ! dès le début. 

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