Publié à 10h28, le 08 septembre 2017 , Modifié à 10h45, le 08 septembre 2017

Mis en examen pour violences, le député M'jid El Guerrab devient membre de la commission de Défense de l'Assemblée

© MARTIN BUREAU / AFP

Mis en examen pour "violences volontaires avec arme" après avoir frappé à coups de casque le responsable socialiste Boris Faure, fin août à Paris, le député M'jid El Guerrab a démissionné du groupe La République en marche. Conséquence, il cessait automatiquement d'être membre de la commission des Finances.

Mais M'jid El Guerrab ne se retrouve pas sans rien. Le député des Français de l'étranger vient d'être nommé à la commission de Défense de l'Assemblée nationale, annonce ce vendredi l'AFP. La nomination a été inscrite au Journal officiel. De fait, un député, même non inscrit, est obligé de siéger dans une commission

M'jid El Guerrab quitte donc une commission prestigieuse à laquelle il appartenait du fait de son étiquette politique ; il rejoint une autre commission, moins prestigieuse et demandée, la plupart du temps, par des spécialistes du sujet.

Mardi 5 septembre, M'jid El Guerrab a annoncé sa démission de La République en marche pour "ne pas entraver le travail de la majorité parlementaire". "Pour ne pas entraver le travail de la majorité parlementaire, et afin d'assurer ma défense de la manière la plus sereine possible, j'ai décidé de soumettre ma démission du mouvement La République en Marche aux membres du Conseil d'Administration", écrivait-il dans un communiqué.

Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a appelé M'jid El Guerrab à démissionner de son mandat de député. "Si j'étais lui, je serais extrêmement mal, je m'en défendrais [devant] la justice et si la justice confirmait les faits tels qu'évoqués, tels qu'ils sont reprochés, je pense que je démissionnerais", a-t-il déclaré.