Municipale partielle à Gardanne : après la victoire du Front de gauche, Cambadélis se félicite que la gauche "étrille le FN"

Publié à 06h44, le 20 juillet 2015 , Modifié à 06h44, le 20 juillet 2015

Municipale partielle à Gardanne : après la victoire du Front de gauche, Cambadélis se félicite que la gauche "étrille le FN"
© AFP.

Ce n’est pas souvent ces derniers temps que la gauche remporte triomphalement une élection. Et en l’occurrence, c'est un communiste qui l'a fait. Dimanche 19 juillet, la gauche a connu la victoire lors de la municipale partielle à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. Le maire sortant communiste Roger Meï, 80 ans, a ainsi été largement réélu lors du deuxième tour de l'élection municipale partielle, après l'annulation du scrutin de 2014 par le Conseil d'Etat, avec 49,35% des voix. Deuxième, Jean-Brice Garella (DVG-UDI) recueille 42,05% des voix tandis que le FN, troisième avec Clément Poittevin, ne réunit que 8,61% des suffrages.

Et le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, alors que la liste PS-EELV avait été éliminée dès le premier tour, de fanfaronner sur la victoire de "la gauche rassemblée" et d’une gauche qui "étrille le FN" :

La gauche rassemblée gagne #Gardanne et étrille le Front national! La leçon est là. 

Une sortie tonitruante qui a semble-t-il irrité la députée apparentée écolo Isabelle Attard qui ne s’est pas fait prier pour lui rappeler la score de la liste socialiste lors du premier tour :

En revanche, là où Jean-Christophe Cambadélis peut bien se féliciter, c’est sur la baisse significative et réelle du score du Front national. Avec 8,61% des voix, le candidat du parti de Marine Le Pen voit presque son score divisé par deux par rapport au second tour de 2014 lors duquel le candidat frontiste avait 15,69% des voix. Et ce, avec une abstention moindre puisque ce deuxième tour a plus attiré les électeurs qu’en 2014.

Le Conseil d'Etat avait confirmé le 9 juin l'annulation de l'élection de mars 2014. Il avait été saisi par Roger Meï, qui l'avait emporté avec 69 voix d'écart, à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Marseille le 14 octobre 2014, annulant ce scrutin. Roger Meï était arrivé au second tour en tête dans une quadrangulaire avec 39,70% des voix, juste devant son ancien adjoint DVG Jean-Brice Garella (39,01%), une liste FN et une autre DVD.
Son rival de gauche avait demandé l'annulation de l'élection parce que figurait sur la liste du maire sortant Jean-Marc La Piana, un médecin directeur d'un établissement de soins palliatifs à Gardanne, qu'il estimait inéligible, ce que le tribunal a reconnu.

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