Myriam El Khomri dénonce la volonté d’Arnaud Montebourg d’abroger la loi Travail

Publié à 06h57, le 11 janvier 2017 , Modifié à 07h00, le 11 janvier 2017

Myriam El Khomri dénonce la volonté d’Arnaud Montebourg d’abroger la loi Travail
Myriam El Khomri quand quelqu'un veut abroger sa loi Travail. © AFP
Image Sébastien Tronche


C’est devenu une manie : les ministres aiment fact-checker leurs adversaires et défendre leur bilan sur Twitter. Après Marisol Touraine, qui s’est essayé à l’exercice successivement contre Alain Juppé puis Emmanuel Macron, c’est au tour de Myriam El Khomri d’utiliser le réseau social à l’oisillon bleu pour défendre sa critiquée loi Travail face à Arnaud Montebourg.

Pourtant, Arnaud Montebourg n’est pas le seul à vouloir abroger la loi Travail parmi les candidats à la primaire de la Belle Alliance Populaire organisée par le PS. Benoît Hamon aussi veut mettre fin à cette réforme. Mais c’est le chantre du made in France qu’a visé la ministre du Travail, mardi 10 janvier.

Alors que l’ancien ministre du Redressement productif promet l’abrogation pure et simple de cette loi emblématique du gouvernement Valls, Myriam El Khomri a défendu son texte en interpellant Arnaud Montebourg et mettant en avant les mesures les moins critiquées à gauche de la loi. Ainsi, dans une série de six tweets, Myriam El Khomri a défendu tour à tour le compte personnel d’activité, le droit à la déconnexion, la garantie jeunes, les droits des travailleurs des plateformes digitales (sic) ou encore le compte d’engagement citoyen. Elle ne parle en revanche pas des points les plus problématiques du texte qui ont conduit des milliers de personnes à manifester contre la réforme, comme l’inversion de la hiérarchie des normes.



Si Benoît Hamon et Arnaud Montebourg réclament l'abrogation pure et simple de cette loi emblématique du gouvernement Valls, Vincent Peillon, lui, ne reviendrait que sur deux points du texte : la hiérarchie des normes entre la loi et les accords d'entreprise, et la possibilité de moins rémunérer les heures supplémentaires. Il propose toutefois de "réexaminer" d'autres points avec les partenaires sociaux. Manuel Valls, quant à lui, l'assume inévitablement.

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