Myriam El Khomri explique que "malgré sa beauté", Emmanuel Macron ne peut pas tout réformer

Publié à 15h24, le 18 mars 2016 , Modifié à 15h27, le 18 mars 2016

Myriam El Khomri explique que "malgré sa beauté", Emmanuel Macron ne peut pas tout réformer
Myriam El Khomri et Emmanuel Macron © Montage Le Lab via AFP

SOIS BEAU MAIS PAS QUE - Emmanuel Macron n'a pas de tabou. 35 heures, statut des fonctionnaires, licenciement économique : sur à peu près tous les sujets, le très remuant ministre de l'Économie n'hésite jamais à défendre une ligne résolument libérale et "réformatrice", quitte à fracturer la gauche. Mais la volonté seule ne suffit pas.

C'est bien l'avis de Myriam El Khomri quant aux velléités de son collègue sur la loi Travail. Emmanuel Macron veut aller "plus loin" que le compromis présenté par le gouvernement après deux semaines de consultations avec les partenaires sociaux. Et pour expliquer que c'est bien joli d'être déterminé mais qu'il faut aussi savoir négocier, la ministre du Travail a une analyse bien à elle.

Dans des propos tenus en privé et rapportés par Le Point jeudi 17 mars, Myriam El Khomri dit :

Emmanuel ne se rend pas compte que même lui, malgré son talent et malgré sa beauté, aura du mal à faire passer cette affaire de licenciement économique.

 

Mais que viennent faire ici les attributs physiques du ministre ? Il a en tout cas souvent été présenté comme maître ès séduction avec ses interlocuteurs. Et le voilà réduit en partie à sa plastique avantageuse...

On ne sait pas si la "beauté" d'Emmanuel Macron a quoi que ce soit à voir, mais c'est sa ligne qui l'a emporté sur le sujet des licenciements économiques dans la nouvelle mouture de la loi Travail. Il s'est d'ailleurs lui-même publiquement félicité de voir "la réforme du licenciement économique préservée" dans cette seconde version.

Seule modification sur cet article du projet de réforme : le juge pourra vérifier que les multinationales n'organisent pas artificiellement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier, comme l'a annoncé Matignon le 14 mars.



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