Najat Vallaud-Belkacem s'énerve contre le poids des réseaux sociaux dans le débat public

Publié à 14h50, le 14 mai 2015 , Modifié à 12h54, le 15 mai 2015

Najat Vallaud-Belkacem s'énerve contre le poids des réseaux sociaux dans le débat public
© PIERRE ANDRIEU / AFP

TROLLING - Najat Vallaud-Belkacem aime bien les rezosocio. Plus de 340.000 abonnés Twitter, 168.000 fans de sa page Facebook, la ministre de l'Éducation nationale fait partie des ministres les plus présents sur les internets. Ce qui n'est pas toujours pour lui plaire.

Dans le magazine GQ du mois de juin 2015, elle évoque ce poids des réseaux sociaux dans la vie politique. Et surtout comment la parole publique est, selon elle, détournée de son sens premier. Dénonçant une "tweetisation du débat public", elle dit :

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Chaque propos est désormais résumé, tronqué, caricaturé de sorte que la critique est facile.

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Najat Vallaud-Belkacem sait plutôt de quoi elle parle, elle dont la réforme des collèges est un chouïa attaquée par la droite et le centre. Le 12 mai, sur France Inter, la ministre de l'Éducation a ainsi dû expliquer que non, sa réforme n'avait pas pour seul but de combattre l'ennui des élèves, comme cela a pu être diffusé. "Bien entendu que l'apprentissage au collège demande une part d'effort. Ce que j'entends par ennui, c'est la passivité", a-t-elle ainsi déclaré.

Mais, sur les internets, les attaques se font aussi plus personnelles. Dans GQ, elle raconte par exemple comment, une fois, "après avoir quitté un restaurant", quelqu'un s'est empressé de prendre en photo… son assiette. Résultat, sur Twitter, certains se sont amusés à commenter ses " goûts gastronomiques", relève-t-elle.

On notera qu'il n'y a pas de bourreau sans victime. Et que Najat Vallaud-Belkacem a sans doute une part de responsabilité. Elle ajoute :

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J'ai réussi pendant quelques temps à ne plus regarder les commentaires sur Twitter et Facebook. Mais, comme on est accros, on s'y remet toujours à un moment ou à un autre.

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[EDIT 12h50]

Sachez-le, la position de Najat-Vallaud Belkacem n'est pas approuvée par Nicolas Sarkozy, récemment initiateur du #NSDirect. Interrogé par un internaute, l'ancien chef d'État estime que "s'opposer aux réseaux sociaux, c’est avoir l’ambition de vider la Méditerranée avec une toute petite cuillère à café".

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