Nathalie Kosciusko-Morizet confie jouer sa survie politique aux législatives : "Dans dix jours, ma voix peut s’éteindre"

Publié à 08h20, le 06 juin 2017 , Modifié à 08h26, le 06 juin 2017

Nathalie Kosciusko-Morizet confie jouer sa survie politique aux législatives : "Dans dix jours, ma voix peut s’éteindre"
Nathalie Kosciusko-Morizet est candidate aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris. © REMY GABALDA / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


BRÈVE DE CAMPAGNE - A cinq jours du premier tour des législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet ne cache pas son inquiétude. Selon un sondage IFOP pour  Le JDD, paru dimanche 4 juin, la candidate LR dans la 2e circonscription de Paris (5e, 6e et 7e arrondissements) serait largement battue par son adversaire Gilles Le Gendre (LREM).

"Une élection locale n’est jamais jouée d’avance", assure NKM au Parisien ce mardi 6 juin. "Au niveau national, il y a une vague portée par la dynamique Macron. Et localement, j’essuie un tir croisé entre des dissidents de droite [Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino, ndlr] et un candidat En Marche". Donnée perdante au second tour (62% pour Le Gendre contre 38% pour elle), NKM joue la carte "appel à l’aide" :

- Le Parisien : Aujourd’hui, vous jouez votre survie politique ?

- Nathalie Kosciusko-Morizet : Oui, je sais que dans dix jours ma voix peut s’éteindre. Mais je ne renierai pas ma liberté ni ce que je porte depuis des années : une droite moderne, ouverte et européenne.

Et pour mieux anticiper une défaite qui se dessine, NKM explique pourquoi cette campagne a été compliquée. "Dans la première liste publiée des candidats En Marche, il n’y en avait pas", raconte-t-elle. Mais finalement, LREM a choisi de placer Gilles Le Gendre face à elle, "sur intervention personnelle de Richard Ferrand". Et pourtant, NKM avaiat signé l'appel d'élus de droite à saisir "la main tendue" du président Emmanuel Macron. Mais cette promesse d'être "constructive" n'a visiblement pas suffi. Du coup, elle accuse les responsables d’En Marche : "Emmanuel Macron disait vouloir mettre fin au système des parti, mais ceux qui gèrent le sien ont malheureusement recours aux mêmes ficelles".

Malgré quelques pas de valse pendant cette campagne, NKM a déjà prévenu ses électeurs de son futur combat : les municipales de Paris en 2020. Celle qui a perdu à la primaire de la droite et qui pourrait bien ne plus être députée dans dix jours se méfie déjà des manœuvres d’En Marche pour les municipales à Paris. "Le porte-parole d’En Marche [Benjamin Griveaux, ndlr] souhaite être candidat pour cette élection et il saisit l’occasion des législatives pour faire le sale boulot par d’autres et dégager le terrain pour sa candidature future", conclut-elle.  

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