Nathalie Kosciusko-Morizet explique pourquoi elle est devenue finalement favorable à la PMA

Publié à 09h35, le 06 juillet 2016 , Modifié à 09h35, le 06 juillet 2016

Nathalie Kosciusko-Morizet explique pourquoi elle est devenue finalement favorable à la PMA
Nathalie Kosciusko-Morizet © Geoffroy Van der Hasselt / AFP
Image Sylvain Chazot


"J'ai changé d'avis." Cette phrase n'est pas signée Nicolas Sarkozy, du moins pas aujourd'hui, mais Nathalie Kosciusko-Morizet, mercredi 6 juillet, sur BFMTV. Invitée de Jean-Jacques Bourdin, la candidate à la primaire de la droite explique avoir totalement modifié sa position par rapport à la procréation médicalement assistée, plus communément désignée sous le terme de PMA.

L'élue Les Républicains s'était abstenue lors du vote sur le mariage pour tous justement pour marquer son opposition à la PMA et à la GPA (gestation pour autrui). C'était l'époque de sa fameuse "abstention militante" pour marquer sa "détermination contre la porte ouverte à la GPA et la PMA".

Les temps ont donc bien changé, du moins en partie. Désormais, NKM est favorable à la PMA pour les couples femmes homosexuelles. Mais pourquoi un tel changement ? C'est là le côté incroyable de cette histoire : la députée LR de l'Essonne explique à Jean-Jacques Bourdin que, si elle a changé d'avis, c'est surtout parce qu'elle a parlé avec des personnes concernées.  

Elle dit :

J'ai beaucoup réfléchi, travaillé, j'ai surtout beaucoup consulté, parlé avec les uns et les autres. Je pense que ce n'est pas très logique d'avoir la possibilité de la PMA pour des couples traditionnels, d'avoir la possibilité d'adopter des enfants pour des couples de femmes, et de ne pas avoir la possibilité de la PMA alors qu'en fait, dans un certain nombre de cas, en célibataire, ça se fait quand même.

Et NKM d'estimer que, puisque la PMA est "déjà dans la société", il faut "regarder le monde comme il est". Donc sans fermer les yeux et acceptant que l'évolution des temps.

Nathalie Kosciusko-Morizet pose tout de même une frontière : "l'indisponibilité du corps humain", ce qui signifie qu'elle est toujours en revanche opposée à la GPA, "absolument, résolument, définitivement", car elle refuse la "marchandisation" du corps. "On n'a jamais vu une femme riche porter l'enfant d'une femme pauvre", conclut-elle, estimant que la GPA est "vraiment scandaleuse". Le reste ? Cela relève du libre-arbitre de chacun. 

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