Nathalie Kosciusko-Morizet propose de faire un "programme commun" avec LREM

Publié à 10h13, le 12 juin 2017 , Modifié à 12h01, le 26 décembre 2017

Nathalie Kosciusko-Morizet propose de faire un "programme commun" avec LREM
Nathalie Kosciusko-Morizet © DOMINIQUE FAGET / AFP
Image Loïc Le Clerc


Après Julien Dray qui cite François Mitterrand et son "On reviendra" de 1993, c’est une voix inattendue qui vient invoquer l'ancien président : Nathalie Kosciusko-Morizet. Invitée sur France Info ce lundi matin, ou plutôt "ce soir", pour citer la députée sortante pour qui "la nuit a été courte", NKM propose à Emmanuel Macron de mettre en oeuvre un "programme commun". Elle déclare :

Il y a deux façons d’être utile : la coalition, on se met ensemble et on voit. Et l’union nationale : on se met d’accord sur un programme de réforme urgente, limitée, on se donne un temps limité pour les mettre en oeuvre et à l’issue il y a une clause de revoyure. [...] Je voudrais un programme commun (j’aime pas ce mot, il est connoté dans l’histoire politique). Un programme où il y a les réformes dont la France a besoin, et on exclut de ce programme commun nos points de désaccord.

Pour rappel, le programme commun, c’est l’alliance entre le PS, le PCF et les radicaux de gauche, actée en 1973, après la défaite historique des socialistes à la présidentielle de 1969. Grâce à cela, François Mitterrand redresse les scores du PS, jusqu’à sa victoire en 1981. Pour justifier un nouveau "programme commun" avec La République en Marche ! (LREM), NKM développe :

Réforme du droit du travail, je suis pour. Réforme de la moralisation de la vie publique, je suis pour, j’ai des amendements pour aller plus loin. Hausse de la CSG, je suis contre.

Tant de similitudes pour si peu de différences. Voilà de quoi former cette majorité. Sauf que… "Macron n’a pas besoin de vous pour avoir une majorité", lui lance Jean-Michel Aphatie. Alors, l’ancienne candidate à la primaire de la droite ajoute :

On est plus dans la majorité absolue, on est dans la majorité écrasante. La question c’est : voulez-vous des voix libres à l’Assemblée nationale ? C’est l’histoire de ma vie politique, ça m’a causé suffisamment de problème.

Si un programme commun entre LREM et NKM est loin de devenir réalité, il vaut peut-être mieux pour cette dernière. En adoubant François Mitterrand en 1973, le PCF a aussi signé son lent mais inarrêtable déclin. A moins que NKM ne demande la même chose pour sa famille politique ?

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