Nathalie Kosciusko-Morizet s’oppose à François Fillon sur la "réouverture du débat" sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG

Publié à 11h05, le 20 mars 2017 , Modifié à 11h05, le 20 mars 2017

Nathalie Kosciusko-Morizet s’oppose à François Fillon sur la "réouverture du débat" sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG
© Montage Le Lab via BFMTV
Image Amandine Réaux


Où l'on débat toujours, en 2017 – oui, en 2017 – de l’IVG. Ainsi François Fillon a-t-il promis, dans un entretien à Famille chrétienne à paraître le 23 mars, d’"abroger" l’extension du délit d’entrave à l’IVG, une proposition de loi adoptée au Parlement en février permettant notamment de sanctionner des sites internet diffusant des informations "biaisées" sur l'avortement. Soutien du candidat LR à la présidentielle, Nathalie Kosciusko-Morizet désapprouve cependant, lundi 20 mars sur BFMTV, la réouverture de ce débat et plus largement des "débats sur les questions de société":



Il y a un débat sans fin là-dessus. Au moment où il y a eu ce débat sur le délit d’entrave, il y a aussi eu toute une partie du milieu du numérique, qui n’est pas connu pour ses positions conservatrices sur le sujet, qui était contre le délit d’entrave. Moi, je suis contre la réouverture de tous ces débats sur les questions de société. C’est des sujets sur lesquels j’ai des positions souvent différentes de François Fillon. [...] Sur les questions de société, moi je suis assez libérale, ce qui n’est pas les positions majoritaires de François Fillon. [...] Je crois surtout que c’est des débats qu’il faut pas rouvrir, dans un sens ou dans un autre. Ces questions-là, ou d’autres, par exemple la loi Taubira sur le mariage pour tous.

L’ex-candidate à la primaire de la droite revendique donc des divergences avec son ex-rival sur les questions de société et cite d'elle-même la loi Taubira, que François Fillon compte réécrire. Même si, elle l’affirme, elle "valide les positions libérales sur les questions économiques, régaliennes, de sécurité et de défense".

Mais une autre récente prise de position de François Fillon ne convainc pas NKM : l’extension de la clause Molière à l’ensemble du pays. Une mesure votée pour l’instant dans deux régions LR, l’Île-de-France et Rhône-Alpes-Auvergne et qui impose aux ouvriers de parler français. "On a d’autres combats à mener", regrette encore la députée de l’Essonne.

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