Nationalisation de STX : Arnaud Montebourg constate que sa "doctrine du made in France fait de nouveaux adeptes"

Publié à 15h04, le 27 juillet 2017 , Modifié à 15h04, le 27 juillet 2017

Nationalisation de STX : Arnaud Montebourg constate que sa "doctrine du made in France fait de nouveaux adeptes"
© AFP
Image Amandine Réaux


Le gouvernement devrait décider de nationaliser temporairement les chantiers navals STX, selon Le Monde ce 27 juillet, alors que l'État est en train de négocier la répartition des parts du site industriel de Saint-Nazaire avec le repreneur italien Fincantieri.

Une information pas encore officielle mais à laquelle Arnaud Montebourg, pourtant en retrait de la vie politique, n’a pas manqué de réagir. L’ancien ministre du Redressement productif a tweeté :



La doctrine du made in France fait de nouveaux adeptes.








Le sénateur montebourgeois Jérôme Durain s'est amusé : "Emmanuel Macron a oublié la VIe République", également prônée par Arnaud Montebourg :









La nationalisation temporaire que Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, devrait annoncer à 15 heures, est exactement la position défendue par Arnaud Montebourg pendant la campagne de la primaire de la Belle Alliance Populaire. Le chantre auto-proclamé du made in France avait demandé à l’État de monter au capital de STX pour pouvoir peser davantage face au repreneur italien.

Après son élection, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de revoir l'accord conclu par son prédécesseur en avril et qui prévoyait de céder STX France à Fincantieri, l'entreprise italienne devant prendre 48% des parts, contre 33% pour l'État français. Mais le chef de l’État estime que les 7% devant revenir à un autre investisseur italien confèrent une majorité imprévue à l'Italie. Un déséquilibre qui ne plaît pas au Président, partisan d'un "50-50".

On imagine qu'en rédigeant ce tweet, Arnaud Montebourg pensait aussi à la "trahison" d'Emmanuel Macron (en tant que conseiller économique de François Hollande) sur Florange. Il l'avait accusé de l'avoir assuré de son soutien quant à la nationalisation de l'aciérie ArcelorMittal, alors que François Hollande avait finalement fait un choix inverse.







À LIRE SUR LE LAB :

Arnaud Montebourg suggère à Emmanuel Macron de reprendre cinq idées fortes de son programme

Du rab sur le Lab

PlusPlus