"Ne jamais dire jamais" : Dupont-Aignan ne ferme pas la porte à un futur rapprochement avec le FN

Publié à 14h49, le 26 septembre 2015 , Modifié à 17h41, le 26 septembre 2015

"Ne jamais dire jamais" : Dupont-Aignan ne ferme pas la porte à un futur rapprochement avec le FN
Image Sébastien Tronche


LES TEMPS CHANGENT - L’éviction de Jean-Marie Le Pen du FN pourrait-elle aider à un rapprochement du FN avec Debout la France ? S’il a régulièrement refusé des rapprochements avec le parti d’extrême droite depuis 2012 (voir ici et ici), puis tenu un discours incompréhensible sur le sujet, Nicolas Dupont-Aignan semble avoir adouci sa ligne face au parti de Marine Le Pen.

Dans les colonnes du Monde daté du 27 septembre, celui qui espère troubler le jeu de l’élection régionale en Ile-de-France ouvre la porte à un rapprochement futur avec le FN. Mais, pour qu’il n’y ait pas de méprise, ce rapprochement ne pourrait se faire qu’autour de lui. Au quotidien du soir, il dit :

Il ne faut jamais dire jamais à un rapprochement avec le FN, mais je souhaite que le rassemblement patriotique nécessaire à la France s'organise autour de moi.

Cela pourrait-il se faire dès l’entre-deux tours des élections régionales ? Non, assure l’ancien candidate à l’élection présidentielle de 2012. "Je ne m'allierai pas car j'ai construit mon offre politique à partir de mon indépendance. Les gens ne comprendraient pas que j'entre dans des logiques d'appareil", soutient-il au Monde après avoir qualifié de "mauvais", le candidate du FN en Ile-de-France, Wallerand de Saint Just.

Les accointances sont régulières entre "NDA" et le FN. Et même s’il a démis une cadre de Debout la France qui s’était lancée aux départementales sous l’étiquette FN, en mai 2015, le député DLF avait invité Florian Philippot, numéro 2 du FN, à le rejoindre dans son parti.

Cette volte-face de "NDA" s’explique par l’évolution au sein du parti frontiste. Et notamment le départ programmé de Jean-Marie Le Pen. Car pour Nicolas Dupont-Aignan, si le FN est d’extrême droite, ce n’est pas le cas de sa présidente, Marine Le Pen. Une Marine Le Pen qu’il verrait bien Premier ministre s’il accédait à l’Elysée.

[Edit 17h] A la lecture de cet article qui relaye des propos de Nicolas Dupont-Aignan rapportés par Le Monde, l'intéressé a réagi :



Puis le compte officiel de son parti :



[BONUS TRACK]

Sa concurrente LR pour les régionales en Ile-de-France avait moqué le personnage médiatique. "Il veut juste montrer sa tête à la télé", avait raillé Valérie Pécresse à propos de Nicolas Dupont-Aignan. Une flèche qui trouve un écho dans l’article que consacre Le Monde au candidat DLF. Ainsi Daphné Ract-Madoux, une élue Modem de Yerres, ville dirigée par « NDA », raconte :

Lors du dernier conseil municipal, il est arrivé à dix minutes de la fin car il sortait d'une interview sur BFM.


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