Neuf députés EELV remettent en cause la coprésidence du groupe écolo par Pompili et de Rugy

Publié à 10h31, le 08 juin 2015 , Modifié à 10h48, le 08 juin 2015

Neuf députés EELV remettent en cause la coprésidence du groupe écolo par Pompili et de Rugy
François de Rugy et Barbara Pompili en avril 2014. © Fred Dufour / AFP

REMANIEMENT ÉCOLO - C'est un courrier révélé par L'Opinion le 7 juin et qui acte très clairement la scission du groupe écologiste à l'Assemblée: neufs frondeurs contre neuf légitimistes. Derrière la députée Danielle Auroi, huit autres élus frondeurs, dont Cécile Duflot et Noël Mamère, réclament en effet la convocation d'une réunion mi-juin pour parler organisation de groupe et élire un nouveau bureau, donc une nouvelle présidence. Concrètement, cela revient à remettre en cause la coprésidence des pro-gouvernement François de Rugy et Barbara Pompili.

Cette coprésidence avait en effet été décidée pour toute la durée du mandat. Dans leur courrier, les neufs signataires évoquent une assemblée générale qui permettrait de revenir sur cette décision, au nom "des statuts qui sont ceux des associations loi 1901" :

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Une telle AG comporte un bilan moral, un bilan financier et a aussi pour objet d'élire ou de réélire le bureau après débats d'orientation et quitus aux présidents et trésoriers.

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Ces neufs signataires, les voici : Laurence Abeille, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Michèle Bonneton, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Noël Mamère, Jean-Louis Roumegas et Eva Sas.

Restent donc neuf autres écolos, la plupart affichant leur soutien à la majorité : Barbara Pompili, François de Rugy, Eric Alauzet, Brigitte Allain, Denis Baupin, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau, Paul Molac et Christophe Cavard.

Scission dans la scission, notons pas ailleurs que trois d'entre eux - Christophe Cavard, Noël Mamère et Isabelle Attard - appartiennent au groupe écologiste à l'Assemblée mais ont quitté le parti EELV.

L'Opinion livre également la réponse de François de Rugy et Barbara Pompili, qui n'ont pas vraiment apprécié la méthode employée :

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Un texte avec une liste de signataires comme s’il s’agissait de l’émanation d’une forme de sous-groupe constitué en "motion" va à l’encontre du souhait de ne pas scinder le groupe en deux.

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Une scission au sein du groupe écolo risque de signer sa fin puisque 15 députés sont nécessaires pour la constitution d'un tel groupe au palais Bourbon.

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