Nicolas Dupont-Aignan prêt à s’allier avec le front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon "si c’est pour sauver la France"

Publié à 09h43, le 26 janvier 2015 , Modifié à 10h02, le 26 janvier 2015

Nicolas Dupont-Aignan prêt à s’allier avec le front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon "si c’est pour sauver la France"
Nicolas Dupont-Aignan © JACQUES DEMARTHON / AFP

ON EST TOUS ENSEMBLE - "Heureux", Nicolas Dupont-Aignan de la victoire de Syriza aux élections législatives grecques. Invité de la matinale de RMC, lundi 26 janvier, le président de Debout la France se félicite du succès remporté par le parti de gauche radicale, tout proche de la majorité absolue au parlement grec. Il explique :

Ça paraît paradoxal que je sois heureux de la victoire d’un parti qui est à gauche, même de gauche radicale. Mais je suis heureux, surtout parce que c’est une victoire de la démocratie. […] Il faut bien comprendre qu’il ne faut pas voir ça avec les lunettes françaises. C’est un peuple qui a tellement souffert, depuis 4 ans à cause d’une politique absurde, totalement contreproductive.

En Grèce, Nicolas Dupont-Aignan a un parti ami : Panos Kamenos, "les grecs indépendants". Une formation politique souverainiste qui pourrait participer à une coalition avec Syriza. Les négociations doivent débuter très rapidement en vue de la formation d’un gouvernement. Nicolas Dupont-Aignan en est un des plus fervents partisans. "D’abord pour modérer Syriza" mais aussi pour "négocier avec Bruxelles" et "sortir de cette politique absurde".

Souverainistes et gauche radicale, alliés pour sortir de l’austérité ? Même en France, Nicolas Dupont-Aignan n’y paraît pas franchement opposé. Ainsi lorsque Jean-Jacques Bourdin lui demande si "politiquement, [il] pourrait passer un accord avec le front de gauche de Mélenchon", le député de l’Essonne répond :

Si c’est pour sauver la France et si c’est sur un programme intelligent de création de richesses, pourquoi pas?

Il ne faudrait toutefois pas se méprendre. Pour Nicolas Dupont-Aignan (1,79% des voix à l’élection présidentielle de 2012) l’objectif reste  bien le succès final de sa formation politique, Debout la France. Et la victoire de Syriza serait une bonne raison d’y croire pour l’ancien secrétaire aux fédérations du RPR, qui n’hésite pas à pousser la comparaison :

Syriza, il y a cinq ans seulement, ce n’est pas long cinq ans, c’était le score de Debout la France aujourd’hui. Si je disais à vos confrères journalistes que dans cinq ans Debout La France gagnerait les élections vous me regarderiez avec un peu d’interrogation. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que derrière Syriza, c’est le renouvellement de la classe politique.

[Bonus Track] La loi Macron, "un sparadrap sur une plaie"

Alors que la loi Macron doit être présentée lundi 21 janvier devant les députés en séance plénière, le président de Debout la France l’annonce déjà : il "ne la votera pas". Il explique :

La loi Macron, c’est un sparadrap sur une plaie. Ça ne traite pas la cause. Quand on matraque fiscalement les artisans, il n’y a pas de création de richesses. Il faut relancer la machine pour payer les dettes. Tout le monde peut comprendre ça.

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