Nicolas Dupont-Aignan recrute la lanceuse d'alerte Stéphanie Gibaud pour les régionales

Publié à 12h37, le 03 octobre 2015 , Modifié à 12h56, le 03 octobre 2015

Nicolas Dupont-Aignan recrute la lanceuse d'alerte Stéphanie Gibaud pour les régionales
© Captures d'écran France 3

MERCATO – Eh oui, il n'y a pas que le Front national qui recrute. Debout la France aussi, il ne faut pas croire. Auréolé de bons sondages pour les régionales en Île-de-France, Nicolas Dupont-Aignan annonce ce samedi 3 octobre, sur France 3 Île-de-France, le ralliement de Stéphanie Gibaud. Ancienne de chez UBS, elle avait dénoncé les pratiques d'évasion fiscale de la banque dès 2008.

Forcément, l'ancien candidat à la présidentielle est content. Il dit :

Vous savez que j'ai beaucoup combattu la fraude fiscale parce que je vois qu'on taxe toujours les plus petits et qu'il y a les gros qui s'en sortent. Ça me fait plaisir que Stéphanie Gibaud, qui a levé un très gros scandale d'une banque suisse qui a détourné des milliards d'euros, soit notre tête de liste à Paris. Ça veut dire qu'on peut rassembler.

 

Et Nicolas Dupont-Aignan de rappeler, longuement, qu'il veut réunir sous sa bannière plein de profils différents. "On va sortir la politique française de son caniveau", dit-il.

Concernant Stéphanie Gibaud, qui devait aller travailler en Argentine pour former des fonctionnaires contre la fraude fiscale, Nicolas Dupont-Aignan répète qu'elle est "une femme courageuse". Il refuse cependant de dire que, d'un point de vue purement électoral, le ralliement de l'ancienne employée d'UBS est un bon coup de com'. Pensez donc : la lanceuse d'alerte qui rejoint le chevalier blanc de l'Essonne...

 

[BONUS TRACK] Comme Mitterrand

Nicolas Dupont-Aignan répète à l'envi qu'il est un gaulliste, un vrai. Sur France 3 Île-de-France, il cite d'ailleurs le général. Encore. Mais il n'y a pas que le premier président de la 5e République qui inspire le chef de Debout la France. François Mitterrand aussi.

Alors qu'on l'interroge sur un éventuel changement de nom de la région Île-de-France proposé par la tête de liste PS Claude Bartolone, NDA s'énerve :

 

Moi, ce que je veux c'est changer la vie des habitants. […] Monsieur Bartolone il est sur une autre planète, il est président de l'Assemblée nationale, il vit dans le grand monde. C'est son choix. Madame Pécresse, c'est pareil. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la vie des gens. Je veux changer la vie des gens comme j'ai changé la vie des habitants de ma commune.

Changer la vie, ça ne vous rappelle rien ? C'était le nom du programme commun de la gauche en 1972. Le slogan avait largement inspiré les propositions du candidat Mitterrand en 1981.

 

 

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