Nicolas Hulot explique ne pas s'être présenté à la présidentielle par peur d'être au second tour

Publié à 09h55, le 05 mars 2017 , Modifié à 09h55, le 05 mars 2017

Nicolas Hulot explique ne pas s'être présenté à la présidentielle par peur d'être au second tour
Nicolas Hulot © Capture YouTube
Image Sylvain Chazot


Il est l'un des grands absents de cette campagne présidentielle mais c'est son choix : après avoir fait durer le suspense, Nicolas Hulot a annoncé, en juillet 2016, son intention de ne pas se présenter à l'Élysée. Chacun avançait alors son explication. "Des rumeurs ont circulé de manière pas très sympathique et il a voulu protéger sa femme et ses enfants", avait par exemple affirmé Yannick Jadot dans Le Parisien. "Il a eu peur des horreurs qu'est capable de susciter le combat politique", avait pour sa part assuré l'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage.

Nicolas Hulot donne, ce dimanche 5 mars, sa propre explication. S'il ne s'est pas présenté à l'élection présidentielle 2017, c'est parce qu'il a eu peur. Non pas de perdre mais de gagner. Dans Le Parisien, il lance :

Il y a un tel désarroi et cette campagne a un caractère tellement inédit que j’ai réalisé que je pouvais me retrouver au second tour si je me présentais. Me sentais-je à la hauteur ? Organisé, structuré intellectuellement, logistiquement et humainement pour assumer cette responsabilité ? La réponse est non.

Et Nicolas Hulot d'expliquer avoir subi "une espèce de pression" qui le précipitait dans "un rôle" pour lequel il n'était pas préparé. "Pour se présenter à une élection présidentielle, il faut avoir une haute idée de soi et je ne suis pas, comme d’autres, habité par cette ambition", ajoute-t-il sans viser personne. Il poursuit :

Je ne sous-estime pas la tâche. J’ai vu ce qu’était la fonction présidentielle auprès de François Hollandeet mesuré quel calvaire cela peut être. J’ai bien compris ce que je pouvais apporter dans cette campagne. Mais je sentais qu’on forçait ma décision. En fait, j’étais entouré d’une multitude de gens, mais on me poussait tout seul au front. Cela m’a empêché de dormir pendant plusieurs mois.

Las, Nicolas Hulot a donc jeté l'éponge, non sans savoir que sa décision en décevrait plus d'un. "Mes amis politiques m'ont fait la gueule pendant trois mois", admet-il même si, aujourd'hui, tout semble être rentré dans l'ordre de ce côté-là. 

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