Nicolas Hulot n'est pas chaud pour serrer la main à Donald Trump le 14 juillet

Publié à 08h45, le 10 juillet 2017 , Modifié à 09h01, le 10 juillet 2017

Nicolas Hulot n'est pas chaud pour serrer la main à Donald Trump le 14 juillet
Nicolas Hulot et Donald Trump. © Montage le Lab via AFP
Image Le Lab

Loïc Le Clerc pour

Pour son premier 14-Juillet comme président de la République, Emmanuel Macron a invité son homologue américain à assister au défilé militaire. Donald Trump, par sa présence, célébrera le 100ème anniversaire "de l'entrée en guerre des États-Unis aux côtés des troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale", indiquait fin juin l'Élysée.

Mais rien qu'à l'idée de se retrouver côte à côte avec celui qui a sorti les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, ne déborde pas de joie.

Invité de RTL ce lundi 10 juillet, Nicolas Hulot a cet échange avec la journaliste Elizabeth Martichoux :



- Nicolas Hulot : On dit : 'Pourquoi l'a-t-il invité au 14-Juillet ?'.

- La journaliste : Ça ne vous a pas chatouillé ?

- Nicolas Hulot : Dans un premier temps, oui. Mais je me dis que ma réaction est peut-être purement primaire. Se dire : 'Essayons plutôt de tendre la main et de continuer le dialogue avec ceux avec lesquels on a quelques divergences'. Donc, c'est peut-être beaucoup plus habile qu'une réaction réflexe. [...] Je pense qu'à force, il ne faut pas désespérer, il va comprendre que l'enjeu climatique conditionne tout ce qui a de l'importance au XXIème siècle.

- La journaliste : Vous irez aux Champs-Élysées, vous lui serrerez la main ?

- Nicolas Hulot : On va déjà y aller, après ne m'en demandez pas trop non plus.


Nicolas Hulot avait jugé la décision de sortie de l'accord de Paris des États-Unis de "contre-sens tragique de l'histoire", en mai dernier, allant jusqu'à espérer que "quelque chose de positif" sortirait de ce retrait. Emmanuel Macron avait également réagi, en détournant le slogan de campagne du milliardaire : "Make our planet great again". Mais le pire, finalement, pour Nicolas Hulot, ce serait que Donald Trump lui serre la main avec le tact et l'amabilité qu'on lui connaît.

A LIRE AUSSI SUR EUROPE 1

Nicolas Hulot s'engage à fermer des réacteurs nucléaires, "peut-être jusqu'à 17"

A LIRE AUSSI SUR LE LAB

Contrairement à Donald Trump, Justin Trudeau décline l’invitation d’Emmanuel Macron pour le 14 juillet

Du rab sur le Lab

PlusPlus