Nicolas Sarkozy et François Hollande enchaînent les blagues au Stade de France

Publié à 15h40, le 15 juin 2016 , Modifié à 16h35, le 15 juin 2016

Nicolas Sarkozy et François Hollande enchaînent les blagues au Stade de France
François Hollande et Nicolas Sarkozy © Montage via AFP

#FOOTLOLITIQUE – Nicolas Sarkozy et François Hollande sont au Stade de France pour assister au match France – Roumanie, en ouverture de l'Euro 2016. Lequel fait des blagues ? Les deux, évidemment ! Car autant les deux présidents, un ex et un actuel, peuvent s'affronter sur pas mal de sujets, autant ils partagent visiblement un amour certain pour la déconnade.

Le Canard Enchaîné de ce mercredi 15 juin rapporte l'échange survenu entre François Hollande et Nicolas Sarkozy à quelques minutes du début de la rencontre, vendredi. Lorsque le président de Les Républicains arrive au stade, il tombe sur le président tout court. Un dialogue composé quasiment exclusivement de petites blagues :

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-          Nicolas Sarkozy : Ah ! C'est terrible, le foot. Quand l'équipe de France gagne, c'est grâce à l'équipe. Et quand elle perd, c'est à cause du président…



-          François Hollande : C'est d'ailleurs pour ça que je t'ai invité. J'ai aussi invité Juppé… Et je me demande si Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas là, elle aussi…



-          Nicolas Sarkozy : Si elle était là, elle serait déjà en train de nous marcher sur les pieds.

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Si le ton est plutôt léger ce vendredi 10 juin entre les deux ex finalistes de la présidentielle 2012, plusieurs choses sont néanmoins à retenir, notamment du point de vue politique :  

1. Le petit désespoir de Nicolas Sarkozy qui, de 2007 à 2012, a vu la France éliminée dès la phase de poules à l'Euro 2008 en Autriche et en Suisse, puis au même stade lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud marquée par une incapacité des Bleus à descendre d'un bus stationné à Knysna. En 2012, quelques semaines après la victoire de François Hollande à la présidentielle, la France se faisait sortir en quart de finale de l'Euro en Pologne et en Ukraine par le tenant du titre et futur vainqueur, l'Espagne. En 2014, au Brésil, la France a également perdu en quart de finale, contre une nouvelle fois le futur vainqueur de l'épreuve, l'Allemagne. C'était déjà un petit mieux qu'avant, même si ce n'était pas encore top top.

2. L'amusement certain de François Hollande au sujet de la primaire de la droite et de la multiplication des candidats. Un amusement qui ne devrait pas s'atténuer puisque, depuis France-Roumanie, un nouvel ambitieux s'est déclaré : Henri Guaino.

3. L'agacement de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de NKM dont il n'a visiblement toujours pas digéré qu'elle se présente à la primaire, face à lui.

Mais ces blagounettes à connotation politique ne doivent pas faire oublier l'essentiel : la France s'est imposée 2 buts à 1 face à la Roumanie, grâce à un but, en fin de rencontre, de Dimitri Payet. Un but que Nicolas Sarkozy, qui a quitté le stade avant l'issue de la rencontre, n'a pas vu… 

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