Nicolas Sarkozy furieux que François Fillon ait demandé aux élus LR de faire leur "examen de conscience"

Publié à 07h03, le 07 mars 2017 , Modifié à 07h28, le 07 mars 2017

Nicolas Sarkozy furieux que François Fillon ait demandé aux élus LR de faire leur "examen de conscience"
© VALERY HACHE / AFP
Image Amandine Réaux


Nicolas Sarkozy s’est officiellement (et pour la deuxième fois) retiré de la vie politique en novembre dernier pour cause d’élimination dès le premier tour de la primaire de la droite et du centre. Mais, depuis un mois, l’ancien chef de l’État a repris un rôle. Celui du parrain conseillant son ancien *collaborateur* embourbé dans l’affaire des emplois fictifs présumés de ses proches et confronté à une crise d’autorité dans son parti.

Ainsi apprend-on dans Le Parisien du mardi 7 mars que l’ex-Président a retardé l’annonce, prévue dimanche, d’un ticket Fillon-Baroin et œuvré pour que le sénateur-maire de Troyes, à qui lui-même avait promis Matignon, remplace le candidat à la présidentielle. En cause, les propos de François Fillon sur "l’examen de conscience", que son ex-n+1 n’a pas du tout digéré :



Il est quand même gonflé. C’est lui qui nous met dans la merde et là, il nous met un flingue sur la tempe en nous demandant de prendre nos responsabilités. Quel culot !

Après plus de 300 défections, dont son porte-parole Thierry Solère et son directeur de campagne Patrick Stefanini, François Fillon avait réuni dimanche des dizaines de milliers de soutiens place du Trocadéro à Paris. À la tribune, le candidat LR avait exhorté les cadres de son parti de faire leur "examen de conscience", quand lui assurait avoir "fait" le sien. "Laisserez-vous les passions du moment l’emporter sur les nécessités nationales ?", avait-il lancé.

Lundi, Alain Juppé a, comme Nicolas Sarkozy, déploré le "gâchis" de la primaire dans une allocution violemment glaciale et sévère contre son ancien adversaire.

Finalement, François Fillon a remporté un troisième bras de fer contre les cadres de son parti. Lundi soir, le comité politique de LR a ainsi approuvé "à l’unanimité" le maintien de sa candidature.

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