Nicolas Sarkozy vous explique qu'il préfère l'échec au succès : "Je garde un souvenir très précis de mes échecs"

Publié à 10h19, le 27 août 2017 , Modifié à 10h19, le 27 août 2017

Nicolas Sarkozy vous explique qu'il préfère l'échec au succès : "Je garde un souvenir très précis de mes échecs"
Nicolas Sarkozy © AFP

Le couple Sarkozy a un message à diffuser en cette fin d'été : Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni sont finalement très contents de ne pas avoir eu à rempiler pour cinq ans à l'Élysée. C'est d'abord l'ancienne première dame qui s'est exprimée à ce sujet. "Je suis heureuse que mon homme soit sorti de cette guerre, de cette bataille si brutale", a-t-elle déclaré à Vanity Fair. L'ex-président lui a emboîté le pas dans Emile, le magazine de l'association des écoles Sciences Po dont LeJDD.fr délivre des extraits ce dimanche 27 août.

Une chose est sûre : Nicolas Sarkozy est plutôt classe dans la défaite. Il en devient même poète. Il dit :

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L'échec n'est jamais décevant, le succès l'est souvent, ne serait-ce parce qu'il passe très vite. En plus, les gens ne vous regardent pas, ils regardent le soleil, la lumière. Dans l'échec, c'est vous qu'ils regardent.

 

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Et Nicolas Sarkozy d'ajouter qu'il ne garde "aucun souvenir" de ses succès. "Je garde un souvenir très précis de mes échecs", admet l'ancien chef de l'État avant de retrouver des élans artistiques. Lui ex-Président, il se voit comme un héros de roman. Et pas n'importe lequel en plus.

Il poursuit :

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Il n'y a pas un après, il y a une vie qui continue. J'ai vécu, j'ai respiré, j'ai aimé, je suis battu avant d'être Président, donc j'ai continué tout ça après. C'est de l'extérieur qu'on met une césure. Vous croyez que la vie commence quand on entre à l'Élysée et qu'elle s'arrête quand on en sort? Je suis comme le héros de Dostoïevski dans 'Crime et châtiment' : 'La renaissance lente mais certaine'.

 

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"On renaît d'un échec professionnel, d'un échec familial...", ajoute l'ancien chef de l'État.

C'est tellement beau que certains pourraient presque regretter que Nicolas Sarkozy n'ait pas perdu plus souvent en politique.

Du rab sur le Lab

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