Nos 6 moments préférés du meeting de François Fillon au Trocadéro

Publié à 17h27, le 05 mars 2017 , Modifié à 17h27, le 05 mars 2017

Nos 6 moments préférés du meeting de François Fillon au Trocadéro
© Capture d'écran BFMTV
Image Amandine Réaux


Plus que jamais dans la tourmente (épisode 3.216) après sa mise en examen annoncée et le lâchage de plusieurs centaines d’élus LR, François Fillon avait organisé un rassemblement ce dimanche 5 mars. Ses soutiens voulaient en faire un coup de force, à l’image de Bruno Retailleau, qui a annoncé la présence de 300.000 personnes alors que la place du Trocadéro, à Paris, n’a une capacité que de 50.000.

Le Lab vous propose six moments choisis.

  • #VousÊtesGavroche

"C’est cette haute idée française que je voulais inviter, ici, à Paris, au Trocadéro", a claironné François Fillon, qui s’est présenté comme "la cible de tous" dans cette campagne présidentielle "où le dénigrement de [sa] personne sature l’information". Le candidat LR a rendu hommage à ses soutiens dans une comparaison à… Gavroche, le gamin de Paris des Misérables de Victor Hugo et symbole de l’immortalité de la cause révolutionnaire :



La République est née de siècles de combat pour faire triompher l’intérêt général. Elle est une révolte face aux facilités, face aux échecs. Elle n’est que mouvement. Si elle tombe, elle se relève telle Gavroche sur sa barricade. Elle se relève toujours et c’est la faute à Voltaire, à Rousseau, c’est aussi pour nous la faute à Victor Hugo, à Clémenceau, aux héros de 20 ans de la Résistance.
  • #HarlemDésirDémission

Pour mettre en avant son programme présidentiel de redressement, François Fillon a dressé un sévère diagnostic de "déclin" de la France durant le quinquennat de François Hollande. Selon l’ex-Premier ministre, le gouvernement n’a "rien" fait que des "arrangements d’appareil", dont l’apothéose ne serait autre que… la nomination d’Harlem Désir aux Affaires européennes :



Au dehors c’était la guerre, et l’on réduisait le budget de nos armées. La dislocation de l’Europe, et l’on nommait Harlem Désir pour s’en occuper.

Cette attaque plutôt gratuite a fait bondir Laurence Rossignol, ministre des Droits des Femmes :

  • Mon ennemi, ce sont les socialo-centristes

Dans son discours, François Fillon s’en est pris à ses adversaires à la présidentielle mais sans les nommer. Outre les "extrémistes de tous bords", le candidat LR a attaqué Emmanuel Macron en désignant son mouvement avec une nouvelle expression : les "socialo-centristes". Il a déclaré :



Dans leur tour d’ivoire les commentateurs tournent en rond autour des mêmes constats négatifs, des mêmes renoncements, du même pessimisme tarifé, fasciné par la critique et le besoin de détruire, de salir. [...] Non, messieurs les socialo-centristes, non, mesdames et messieurs les extrémistes de tous bords et de toutes obédiences, il n’y a pas de fatalité.
  • Et votre examen de conscience ?

Malgré les défections en masse cette semaine, François Fillon reste déterminé pour gagner cette élection présidentielle. Il a invité ses anciens soutiens à faire leur "examen de conscience" :



Mon examen de conscience, je l’ai fait, et croyez-le je ne souhaite à personne d’avoir à le faire dans de telles circonstances. Aux hommes politiques de mon camp je dirai à présent ceci : il vous revient maintenant de faire le vôtre. Laisserez-vous les passions du moment l’emporter sur les nécessités nationales ? Laisserez-vous  les intérêts de factions et de carrière et les arrière-pensées de tous ordres l’emporter sur la grandeur et la cohérence d’un projet adopté par plus de quatre millions d’électeurs ? Vous laisserez-vous dicter par l’écume des choses ce choix décisif qu’une part de notre peuple a remis entre vos mains, le désir profond d’un renouveau, d’une fierté nationale enfin retrouvée ?
  • Point Météo

Une alerte orage/grêle était prévue pile au début du discours de François Fillon. La pluie battante a finalement commencé à tomber quelques minutes après la prise de parole du candidat. Voici donc l’évolution de la météo à travers Valérie Boyer, tantôt inquiète de la pluie annoncée…





Tantôt protégée par sa capuche…





Tantôt ravie du rayon de soleil.



  • Renoncera ? Renoncera pas ?

Enfin, François Fillon a réussi le tour de force de ne confirmer, à aucun moment, s'il maintenait sa candidature. Une phrase qu’il réserve peut-être pour le 20 heures de France 2 dont il est l’invité ce soir.

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