"Notre ennemi, c’est Daesh" : Jean-Yves Le Drian explique pourquoi la priorité n’est plus de faire partir Bachar El-Assad

Publié à 10h50, le 16 septembre 2015 , Modifié à 10h58, le 16 septembre 2015

"Notre ennemi, c’est Daesh" : Jean-Yves Le Drian explique pourquoi la priorité n’est plus de faire partir Bachar El-Assad

En 2013, suite aux attaques chimiques menées contre son peuple par Bachar El-Assad, François Hollande voulait frapper le régime syrien pour faire partir son dictateur. Il avait finalement dû y renoncer. Deux ans plus tard, la donne a changé et la France s’apprête à effectuer "dans les prochaines semaines" ses premières frappes aériennes en Syrie, comme l’a annoncé ce mercredi 16 septembre Jean-Yves Le Drian sur France Inter. Mais des frappes contre l'organisation Etat islamique (EI).

Car si Bachar El-Assad reste bien dans le collimateur des dirigeants français, il a été supplanté dans une forme de hiérarchie du "mal" par Daesh même si, explique le ministre de la Défense, "Bachar El-Assad doit partir le plus vite possible". Ce mercredi, jour de débat sans vote au Parlement sur l’intervention aérienne française en Syrie, Jean-Yves Le Drian a donc établi une gradation dans les menaces qui pèsent sur la France.

Il dit :

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Notre ennemi à nous, c’est Daesh. Bachar El-Assad c’est l’ennemi de son peuple. C’est un assassin. 240.000 morts au bilan. Il a été à l’origine du gouffre dans lequel s’effondre toute une région. Nous le condamnons violemment mais c’est Daesh qui est en situation d’attaquer, aujourd’hui, notre pays.

"

Et le ministre des armées d’expliquer la décision de François Hollande d’opérer en Syrie et de reléguer au second plan le départ du dirigeant syrien :

"

Quand je vous disais que la donne a changé, elle a changé parce que Daesh s’est élargi et aussi parce que sur le territoire syrien occupé par Daesh, se forment des combattants dont la mission ne sera pas d’aller taper en Syrie mais de venir taper en Europe et singulièrement en France. C’est la raison pour laquelle le président de la République a pris cette décision.

"

Il n’empêche que le départ de Bachar El-Assad continue d’être un prérequis de l’exécutif français. "Bachar El-Assad doit partir", avait répété François Hollande le 7 septembre. "Plus vite il part, mieux tout le monde se portera", martèle en parallèle Jean-Yves Le Drian.

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