Olivier Besancenot refuse de condamner les violences de manifestants dans les cortèges du 1er mai

Publié à 19h47, le 01 mai 2016 , Modifié à 20h03, le 01 mai 2016

Olivier Besancenot refuse de condamner les violences de manifestants dans les cortèges du 1er mai
Olivier Besancenot © Capture d'écran BFMTV

Les forces de l'ordre sont encore en train d'en découdre avec les casseurs mais l'heure est de nouveau au politique. 

Sur BFMTV, en début de soirée, Olivier Besancenot est invité à réagir sur les débordements observés ce dimanche 1er mai lors de la manifestation syndicale. L'ancien porte-parole du NPA refuse de condamner les violences des manifestants. Il fustige en revanche "les violences policières" et l'attitude du gouvernement. Il dit :

On a vu un dispositif policier particulier, très particulier […] On met un dispositif policier au contact de la manifestation. Mieux, on met des cordons de CRS à l'intérieur-même des cortèges. C'est-à-dire qu'on crée cette promiscuité dont on sait exactement ce que ça va créer. C'est une stratégie politique qui consiste à créer les conditions pour qu'il y ait des débordements.

 

De fait, plusieurs internautes se sont étonnés, dimanche, de voir le cortège coupé par des groupes de CRS.

Olivier Besancenot ajoute :

Moi ce que je condamne ce soir, c'est la stratégie gouvernementale. […] Ce que je condamne, c'est ce qui suscite ça [les violences]. Les violences policières, je peux les condamner aussi.

 

Pour Olivier Besancenot, "le but c'est de faire peur", "de diviser le mouvement" et "d'inquiéter ceux et celles qui ont envie de manifester". Et, pour étayer ses dires, l'ancien candidat à la présidentielle montre à l'antenne des photos sur lesquelles des policiers commettent des violences :



Pourquoi refuser de condamner les violences de casseurs ? "Je ne suis pas dans le camp des forces de l'ordre, je suis dans le camp des manifestants", dit-il, fustigeant à nouveau ce qui, de son point de vue, suscite les débordements.

Il précise :

Si du côté de ceux et celles qui manifestent on dit 'voyez, même Besancenot, il a dénoncé les violences', on se dira que quelque part, le problème des manifestations, c'est donc bien les casseurs.

 

Un peu plus tard, une nouvelle fois pour dénoncer les violences policières, Olivier Besancenot montre un projectile de flashball.



Il commente :

Envoyez ça à la vitesse d'un TGV. Ça, ce ne s'est pas du caoutchouc. […] Envoyez ça à moins de 15 mètres. Je vous laisse deviner ce que ça donne.

 

L'ancien porte-parole du NPA cite l'ACAT, ajoutant que selon l'association des chrétiens pour l'abolition de la torture, l'utilisation de ces armes depuis 2005 a fait 39 blessés graves, "dont un mort", dit-il. "On a le droit de se protéger contre tout ça", ajoute-t-il. 

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