On n'est pas couché : Marlène Schiappa demande au président du CSA de se pencher sur la séquence Rousseau - Angot

Publié à 14h38, le 02 octobre 2017 , Modifié à 19h33, le 03 octobre 2017

On n'est pas couché : Marlène Schiappa demande au président du CSA de se pencher sur la séquence Rousseau - Angot
Marlène Schiappa © AFP

La scène a provoqué émoi et colère : samedi 30 septembre, dans On n'est pas couché, sur France 2, l'ancienne députée EELV Sandrine Rousseau, victime présumée de Denis Baupin, a été violemment critiquée par les chroniqueurs Christine Angot et Yann Moix. Enregistrée, la séquence a été coupée. Les téléspectateurs n'ont donc pas vu Christine Angot quitter le plateau en criant. Ils n'ont en revanche pas été privés des larmes de l'ancienne secrétaire nationale adjointe EELV.

Action. Réaction. Ce lundi, Marlène Schiappa a décidé d'écrire au président du CSA Olivier Schrameck, révèle France Inter. "À l'heure où 84.000 viols sont commis chaque année en France, et où seulement 1% des agresseurs font l'objet d'une condamnation, il est éminemment regrettable qu'une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation", écrit la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Elle ajoute :

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Je vous serais reconnaissante de m'indiquer si, au regard de la gravité des faits, le Conseil entend engager une procédure d'instruction relative à cette séquence.

 

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Et Marlène Schiappa de réclamer "une vigilance toute particulière sur le traitement de ces violences dans les programmes d'informations et de divertissement".

Samedi, Sandrine Rousseau est venue sur le plateau de l'émission de Laurent Ruquier pour évoquer son livre, Parler, dans lequel elle revient sur l'agression dont elle dit avoir été victime de la part de Denis Baupin et de l’importance de parler de ce type d'agressions. "Je ne peux pas entendre ça. C'est un blabla. On ne fait pas dans un parti politique la question des agressions sexuelles enfin, on le fait avec l'humain", a attaqué Christine Angot à propos du livre de Sandrine Rousseau. Cette dernière, en larmes, a tenté de se défendre : "Mais je l'ai dit à toutes les directions d'Europe Écologie-Les Verts depuis que ça m'est arrivé. Je l'ai dit, de l'humain j'en ai fait." Et la chroniqueuse de balayer : "Ça n'existe pas, il faut se mettre ça dans la tête", renforçant l'incompréhension de l'invitée.

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