Où l’on apprend que Bernard Cazeneuve aime regarder des discours de Pompidou

Publié à 19h49, le 23 avril 2015 , Modifié à 19h49, le 23 avril 2015

Où l’on apprend que Bernard Cazeneuve aime regarder des discours de Pompidou
Bernard Cazeneuve après avoir regardé l'intégrale des discours de Georges Pompidou. © AFP PHOTO XAVIER LEOTY

FAN DE – Bernard Cazeneuve est atypique dans le sérail politique. Celui que François Hollande surnomme "le silencieux" ou "mon Fouché", de surcroît son ministre le plus amovible, aime l’autodérision – sur sa taille notamment (et celle de Nicolas Sarkozy). Plus que la moyenne. Au point également d’ironiser sur son look de "notaire de province", moqué par son collègue du gouvernement Thierry Braillard.

Dans un long portrait consacré au ministre de l’Intérieur, "les confidences de Monsieur Sérieux", Le Point de ce 23 avril révèle qu’une des hantises de Bernard Cazeneuve, "c’est de conflictualiser".

Pour preuve, explique l’intéressé, il a comme passe-temps (rare), non pas les sites de pêche à la mouche, comme François Rebsamen, mais les vidéos d’archives de l’INA. Et particulièrement les discours d’un ancien président gaulliste de la 5e République. Pas très moderne pour celui qui a vendu en 2012 sa Citroën DS pour faire preuve de modernité justement.

Au Point, il explique ainsi son aversion de la polémique :

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Je vais de temps en temps sur le site de l’Ina voir les discours de Pompidou.Il n’y a pas un mot polémique chez Pompidou. Chez moi, vous pouvez chercher, vous trouverez très peu de propos polémiques.

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Et le premier flic de France d’ajouter :

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La transgression, c’est une maladie, soit on en meurt, soit on en guérit. C’est l’abaissement de la politique.

"

La patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, se demandait, en février 2014, si "Montebourg ne se rêve pas en ministre de Pompidou". Elle n’avait visiblement pas décelé le penchant pompidolien du ministre de l’Intérieur.

Voici le genre de vidéos que regarde donc Bernard Cazeneuve. Ici, un extrait d’un discours de Georges Pompidou en Alsace où il met l’accent sur une "France forte" :

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