Penelope Gate : François Fillon reconnaît plusieurs erreurs de communication

Publié à 11h53, le 14 février 2017 , Modifié à 12h17, le 14 février 2017

Penelope Gate : François Fillon reconnaît plusieurs erreurs de communication
© MARTIN BUREAU / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


François Fillon le répète à l’envi, "il ira jusqu’au bout". Avant de quitter La Réunion, mardi 14 février, le vainqueur de la primaire de la droite a expliqué aux journalistes présents sur place qu’il n’abandonnerait pas, et ce malgré les révélations du Canard enchaîné sur l’emploi présumé fictif de sa femme. Selon Le Figaro, il a également profité de ce moment pour reconnaître quelques erreurs, notamment dans sa communication de crise.

D’abord, François Fillon admet avoir "mis un peu plus de temps que d'autres"à réaliser qu'employer des membres de sa famille "suscitait des soupçons". Le député de Paris reconnaît aussi qu’il n’aurait pas dû demander "quinze jours" pour que son innocence soit reconnue. Il explique :

Honnêtement, c'était une erreur. 

Troisième erreur de com’ de François Fillon : évoquer la "misogynie" juste après les révélations du Canard enchaîné, il y a deux semaines. Et ce n’est pas fini. Le candidat LR à l’élection présidentielle assure qu’il a trop attendu pour soulever les problèmes de compétence du parquet national financier. "On ne l’avait pas vu avant", explique-t-il au Figaro, plaidant au passage une "certaine naïveté".

Un mea culpa pour mieux souligner ses erreurs et celles de ses porte-flingue, *légèrement* maladroits dans leur défense depuis le début de l’affaire. Peut-être devra-t-il encore se fendre d’un petit texto à Virginie Calmels, qui a sorti un argument pour le moins étrange, mardi 14 février sur France Inter. Et oui, François Fillon n’a pas le monopole de la maladresse.





[BONUS TRACK] "Vous me prenez pour un con ?"

Toujours persuadé d’être la cible d’une opération politique, François Fillon ne veut pas croire une seconde que les manifestations à son arrivée à La Réunion étaient spontanées. Et visiblement, le sujet l’agace un peu :

Vous me prenez pour un con ? Bien sûr que c'est coordonné !

A chaque étape de sa visite, François Fillon a dû affronter des insultes d’une trentaine de manifestants. Mais selon lui, l'affaire va se calmer. "Le temps va faire son oeuvre", se persuade-t-il. 





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