Penelope Gate : Georges Fenech dénonce "les faux-culs" de LR qui sont d’accord avec lui mais qui "n’osent pas" le dire publiquement

Publié à 09h11, le 15 février 2017 , Modifié à 09h13, le 15 février 2017

Penelope Gate : Georges Fenech dénonce "les faux-culs" de LR qui sont d’accord avec lui mais qui "n’osent pas" le dire publiquement
Dur dur d'être un frondeur. © ALAIN JOCARD / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


C’est l’un des "frondeurs" de droite. Dès le début des révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de Pénélope Fillon, le député LR Geroges Fenech a été le premier à tirer à boulets rouges sur son propre candidat à l’élection présidentielle. Le 1er février dernier, il a carrément lancé un appel à ses collègues parlementaires pour remplacer François Fillon en vue du 23 avril prochain. Après un bref rétropédalage la semaine dernière, le député du Rhône en remet une couche, mercredi 15 février.

"On va dans le mur", assure-il sur Radio Classique. Pour lui, la droite n’a "aucune chance de se qualifier" pour le second tour de la présidentielle avec François Fillon. Mais Georges Fenech en a marre de ramer seul dans cette fronde. Il lâche :  

On est dans le bal des hypocrites ou le bal des faux-culs comme vous voudrez.Tous ceux qui se taisent aujourd’hui, je les croise dans les couloirs de l’hémicycle [à l'Assemblé nationale, ndlr], ils me disent :’Ton analyse est la bonne, c’est une catastrophe’. Mais personne n’ose le dire. Pourquoi ? Parce que si on le dit, comme je le fais en ce moment, on peut avoir l’image du traître à sa famille.

A son initiative, des élus LR s’étaient réunis lundi soir dans un restaurant à deux pas de l'Assemblée nationale. Ils sont 17 élus, notamment sarkozystes, à faire le même constat : François Fillon ne pourra pas faire gagner la droite en mai prochain. Pire, Georges Fenech agite la menace Marine Le Pen, mercredi 15 février. Il dit sur Radio Classique :

On est en train d’ouvrir la porte de l’Elysée à Marine Le Pen. Moi, je vous donne rendez-vous le 23 avril, en plus c’est la Saint-Georges. Nous aurons la gueule de bois.

Reste que pour le moment, aucun "plan B" crédible ne semble unir la famille de droite. Et pour l’instant, aucun ténor - sans faire offense à Georges Fenech ou même Claude Goasguen et Alain Houpert qui font partie, eux aussi, des frondeurs - du parti Les Républicains ne souhaite ou n’ose dire publiquement que Fillon n’est pas la bonne solution. 





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