Penelope Gate : Jean-Frédéric Poisson donne 48 heures à François Fillon pour "apporter" des preuves

Publié à 06h44, le 03 février 2017 , Modifié à 11h25, le 03 février 2017

Penelope Gate : Jean-Frédéric Poisson donne 48 heures à François Fillon pour "apporter" des preuves
Jean-Frédéric Poisson, ex-candidat à la primaire de la droite pour le PCD. © BERTRAND GUAY / AFP
Image Amandine Réaux


Ex-candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson s’est engagé à soutenir le vainqueur. Mais le champion désigné des Républicains François Fillon étant empêtré dans le scandale des emplois fictifs présumés de son épouse Penelope, le patron du Parti chrétien-démocrate (PCD) pense avant tout à l’avenir de son camp.

Ainsi le sixième homme de la primaire a-t-il demandé mercredi 1er février, sur BFMTV, à François Fillon d’"apporter" des preuves, et ce bien avant le délai de quinze jours donné par le candidat LR lui-même. En effet, le parquet financier devrait d'ici là se prononcer sur la suite qu'il entend donner au dossier, à savoir : un classement sans suite, un renvoi en correctionnelle ou bien une mise en examen. Jean-Frédéric Poisson a déclaré :

Quinze jours – excusez-moi – ça fait mi-février. [...] C’est un mois avant les parrainages, le temps de préparer un candidat, etc. C’est long, c’est très long. Et franchement, je ne sens pas, aujourd’hui, suffisamment de solidité autour de ce que nous dit François Fillon même si je me suis associé hier au comité de soutien. Il faut que François Fillon apporte très rapidement, au plus tard ce weekend, des éléments qui permettront à tout le monde d'être parfaitement rassurés sur tous les éléments qui lui sont reprochés.


Jean-Frédéric Poisson aimerait donc être fixé assez rapidement sur l’identité du candidat qui portera les couleurs de la droite à l’élection présidentielle, les parrainages devant être déposés au plus tard le 17 mars. En cas de désistement de François Fillon, le patron du PCD voit en Gérard Larcher, président du Sénat, une hypothèse.

Plus tôt dans la journée, le sarkozyste Renaud Muselier y était allé encore plus fort, estimant que le vainqueur de la primaire ne peut tout simplement plus être candidat à la présidentielle avec cette affaire sur le dos. La veille, Georges Fenech avait lancé un appel aux parlementaires pour remplacer François Fillon à la présidentielle. Appelant Alain Juppé à se considérer comme un recours, son collègue Philippe Gosselin lui avait emboîté le pas

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