Le président de Tours Métropole justifie la présence de danseuses à une inauguration : "C'était pas le Crazy Horse"

Publié à 15h02, le 10 octobre 2017 , Modifié à 15h14, le 10 octobre 2017

Le président de Tours Métropole justifie la présence de danseuses à une inauguration : "C'était pas le Crazy Horse"
© Capture écran Facebook "ToursMetropoleValDeLoire"
Image Le Lab

Loïc Le Clerc pour

Les images ont créé la polémique. Samedi 7 octobre, Philippe Briand, président de Tours Métropole Val de Loire, et Bertrand Ritouret, maire de Luynes, inauguraient une station d'épuration. L'événement était relayé via Facebook sur la page de Tours Métropole avec ces photos du moment du coupé du ruban. Les deux élus sont alors entourés par deux femmes légèrement vêtues.



Scandale immédiat. De nombreux internautes crient au sexisme sur les réseaux sociaux et plusieurs articles de presse sont publiés, y compris au niveau national. Ces deux femmes sont en réalité des danseuses de samba, dont la troupe était venue, entre autres, faire l'animation pour l'inauguration.

Contacté par le Lab, ce mardi 10 octobre, Philippe Briand est consterné par l'ampleur des accusations de sexisme. Cet ancien député LR n'y voit qu'une "histoire de danseuses, encore un truc ridicule".

Philippe Briand donne sa version de l'histoire :

C'est l'inauguration d'une station d'épuration qui est totalement dissimulée par une serre remplie de plantes tropicales qui assainissent l'eau. Ceux qui se sont occupés de l'inauguration ont invité des éleveurs de perroquets, de serpents, des comédiens locaux, des musiciens et cette troupe de samba.

En effet, on voit sur les photos qui suivent, postées également sur la page Facebook de Tours Métropole, des gens accompagnés de perroquets et d'un serpent. Mais il est vrai que tout le monde est plutôt bien vêtu.



Le président de Tours Métropole décrit alors LA scène :

Les danseuses ont bien voulu faire l'animation. Tout s'est très bien passé, tout le monde était très content. Puis, très gentiment, elles ont tendu le ruban pour qu'on puisse le couper.

"Voilà", lâche Philippe Briand. Il qualifie cette scène de "non-affaire" et s'offusque de "cette époque où on conteste tout". Puis il conclut :

On peut aussi demander aux gens de ne plus travailler et d'aller à l'aide sociale, mais moi, je préfère les voir faire de l'animation. C'était très bon enfant. C'était pas le Crazy Horse.

En attendant, on ne résiste pas au plaisir de vous rappeler que Philippe Briand est aussi l'homme de LA punchline de la campagne des dernières élections législatives :

Y'a plus de fesse droite, y'a plus de fesse gauche... Et là y'a plus que des trous du cul.

Une bien belle analyse du positionnement "et de droite et de gauche" de La République en marche et d'Emmanuel Macron.

Chacun s'en fera son avis.

Du rab sur le Lab

PlusPlus