Photo d'illustration des "Amoureux de la France" prise à Londres : Nicolas Dupont-Aignan s’en sort par une référence à l’appel du général de Gaulle

Publié à 09h49, le 20 octobre 2017 , Modifié à 10h01, le 20 octobre 2017

Photo d'illustration des "Amoureux de la France" prise à Londres : Nicolas Dupont-Aignan s’en sort par une référence à l’appel du général de Gaulle
© AFP
Image Amandine Réaux


Nicolas Dupont-Aignan court les plateaux télé-radio pour annoncer le lancement de sa plateforme participative "Les amoureux de la France", le 25 octobre prochain. Sauf qu’à peine le site mis en ligne, une boulette a été remarquée par Quotidien : la seule image d’illustration a été prise à Londres. Ballot.

Interrogé sur cette boulette, vendredi 20 octobre sur franceinfo, le patron de Debout la France déroule un argumentaire en trois étapes (la troisième va vous surprendre).

1/ Mea culpa

Il le reconnaît : le double candidat à la présidentielle n’était pas au courant. Quand Jean-Michel Aphatie lui fait remarquer que tout le monde a été surpris de cette illustration, NDA joue la carte de la franchise :

Oui bah moi aussi, pour être franc, donc j’ai demandé au maquettiste et cette photo était la photo qu’il a choisie. Il y aura une photo représentant les Français pour le lancement officiel.

2/ Bouh lémédia

Mais bon, quand même. Nicolas Dupont-Aignan ne résiste pas à l’envie de taper sur les médias qui ne "s’intéressent qu’aux détails", tout en se félicitant que cette boulette ait permis de parler de son projet :

Mais je vais vous dire : j’ai envie de le remercier puisque la presse française ne s’intéressant qu’aux détails, au moins comme ça, ça a permis de faire parler de notre plateforme. [La photo] devait être moins chère et puis surtout, [le maquettiste] m’a dit 'au moins comme ça, il n’y aura pas de plainte de personnes qui pourraient se reconnaître dessus'. Je lui ai dit 'ça se fait pas, il vaut mieux mettre une photo de Français'. Il y aura une photo de Français.

3/ Point de Gaulle

C’est là que vient le troisième point. L’ex-allié de Marine Le Pen aurait pu s’arrêter là, mais cet admirateur du fondateur de la Ve République tente de s’en sortir par une pirouette aussi osée qu’inattendue : une référence à… l’appel du 18 juin 1940.

Mais au-delà de ça, vous savez que c’est à Londres qu’a été lancé l’appel du général de Gaulle.

Les médias "n’auraient jamais parlé de ma plateforme alors que ce que je propose, c’est une révolution politique à droite", s’enorgueillit-il. NDA plaide pour que se retrouvent plusieurs forces de droite, de Laurent Wauquiez au Front national en passant par Jean-Frédéric Poisson et… lui-même. Mais pour l’heure, le futur probable président de Les Républicains a fait savoir qu’il n’abolirait pas le cordon sanitaire entre la droite et l’extrême droite.

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