Photographe AFP refoulé : Marine Le Pen refuse qu'on se "fasse de l'argent" sur son image

Publié à 08h17, le 17 décembre 2012 , Modifié à 08h34, le 17 décembre 2012

Photographe AFP refoulé : Marine Le Pen refuse qu'on se "fasse de l'argent" sur son image
Marine Le Pen sur LCI le 17 décembre 2012 (images LCI)

Le 14 décembre au matin, un photographe de l'Agence France-Presse s'est vu refusé l'entrée d'une conférence de presse de Marine Le Pen, au siège du FN à Nanterre. Explications de la directrice de cabinet de la présidente frontiste :

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Vous vendez des photos d'elle qui sont aberrantes, tellement laides qu'elles frisent l'insulte.

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Invitée de LCI ce 17 décembre, Marine Le Pen a été amenée à s'expliquer sur ce refus. N'y a-t-il pas là une violation de la liberté de la presse ? La présidente du FN refuse de voir dans ces photos un travail de presse mais plutôt une "entreprise commerciale". Elle se garde donc le droit de ne pas en être la cible :

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Je considère que ces gens font de l’argent sur notre image, puisqu’ils vendent les photos qu’ils prennent.

Ah bon c’est la liberté de faire de l’argent avec notre image ? Eh bien ma liberté c’est de leur dire non. Pour des raisons trop longues à expliquer.

Ce n’est pas la liberté de la presse, c’est une entreprise commerciale. Vous faites de l’argent bien souvent avant de faire de l’information, c’est en tout cas le cas de ce photographe qui prend un malin plaisir à déformer des photos, ce qui ne me parait pas très professionnel, pour pouvoir les vendre. Donc j’a dit stop.

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La direction de l'AFP "récuse les accusations portées contre le photographe mis en cause" et souligne que ses photographes "appliquent comme tous les journalistes de l'agence les règles d'impartialité qui sont l'un des fondements de la mission de l'AFP".

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