Piratage pendant la campagne : "notre mésaventure a contribué à protéger la France" et Emmanuel Macron, assure Hillary Clinton

Publié à 19h17, le 12 septembre 2017 , Modifié à 19h23, le 12 septembre 2017

Piratage pendant la campagne : "notre mésaventure a contribué à protéger la France" et Emmanuel Macron, assure Hillary Clinton
Image Victor Dhollande-Monnier


En pleine campagne présidentielle, mi-février, l’équipe du candidat Macron a révélé qu’elle avait essuyé des milliers de cyberattaques depuis le début de la campagne. Deux mois plus tard, juste après le premier tour, la société de sécurité informatique Trend Micro avait corroboré ces informations, estimant que la campagne de l’ancien ministre de l’Economie avait été la cible de hackers russes. Dans un livre intitulé Ça s’est passé comme ça dont Le Point révèle des extraits ce mardi 12 septembre, Hillary Clinton assure que l’actuel chef de l’Etat s’est servi de sa mauvaise expérience.

Dans cet ouvrage, la candidate battue par Donald Trump revient sur ses erreurs, sur le rôle trouble joué par Vla­di­mir Pou­tine et sur les cyberattaques qu’elle a dû affronter, dressant un parallèle avec la campagne d’Emmanuel Macron : 

L'équipe de cam­pagne d'Em­ma­nuel Ma­cron a été vic­time d'une cy­be­rat­taque de grande am­pleur juste avant l'élec­tion pré­si­den­tielle, rap­pe­lant fu­rieu­se­ment l'opé­ra­tion menée contre moi. Mais les Fran­çais, ayant ob­servé ce qui était ar­rivé en Amé­rique, étaient mieux pré­pa­rés. L'équipe de Ma­cron a contré l'at­taque par phi­shing des Russes à l'aide de faux mots de passe et en truf­fant leurs dos­siers de do­cu­ments fac­tices, tout cela dans le but de per­tur­ber et ra­len­tir les pi­rates. Lorsque des e-mails volés à Ma­cron sont ap­pa­rus en ligne, les mé­dias fran­çais se sont re­fu­sés à l'es­pèce de cou­ver­ture sen­sa­tion­na­liste à la­quelle nous avons as­sisté chez nous, en par­tie grâce à la lé­gis­la­tion fran­çaise, qui pré­mu­nit contre ce genre de dé­rives à l'ap­proche d'une élec­tion. Les élec­teurs fran­çais semblent aussi avoir ap­pris de nos er­reurs, et ils ont fer­me­ment re­jeté Le Pen, la can­di­date d'ex­trême droite pro-Mos­cou. Je me console en sa­chant que notre mésa­ven­ture a contri­bué à pro­té­ger la France et d'autres dé­mo­cra­ties.

Hillary Clinton accorde trois bons points à la France : 1/ l’équipe de Macron a parfaitement déjoué "l’attaque par phishing des Russes" – mais ça, c’est quand même grâce à elle. 2/ les médias n’ont pas plongé dans les fake news parfois lancées contre Emmanuel Macron – dont une directement relayée par le député LR Nicolas Dhuicq. 3/ les électeurs français ont écarté la tentation Le Pen. On dit merci qui ? Merci Hillary. 

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