Pour balayer les accusations, Emmanuel Macron accuse François Fillon d’être "le candidat du CAC 40"

Publié à 10h14, le 17 février 2017 , Modifié à 10h18, le 17 février 2017

Pour balayer les accusations, Emmanuel Macron accuse François Fillon d’être "le candidat du CAC 40"
© Montage AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


La semaine a été chargée pour Emmanuel Macron. Juste après sa visite à Alger, le candidat d’En marche ! a été obligé de déminer une intense polémique sur la colonisation. Jeudi 16 février, il a déclenché un nouveau tollé en assurant que les anti-mariage pour tous avaient été "humiliés" par François Hollande – avant de rétropédaler quelques heures plus tard. Vendredi 17 février, l’ex-ministre de l’Economie a choisi une autre stratégie : désamorcer à l’avance une accusation qui s’est déjà installée dans la campagne.  

Juste après avoir déclaré sa candidature en novembre dernier, une bonne partie de la classe politique a immédiatement accusé Macron d’être le "candidat des banques, du CAC 40", "d’une élite déconnectée du peuple". Il juge ces "allégations diffamatoires", vendredi 17 février sur Radio Classique. Voici l’échange qu’il a eu avec Guillaume Durand :

- Emmanuel Macron : Les allégations qui ont été prononcées sont non seulement diffamatoires…

- Guillaume Durand (le coupe) : Vous parlez de Tartuffe ?

- Emmanuel Macron : Non mais Tartuffe et CAC 40, etc. Elles sont diffamatoires. S’il y a un candidat du CAC 40, il n’est pas devant vous.

- Guillaume Durand : C’est qui ?

- Emmanuel Macron : Beh c’est François Fillon le candidat du CAC 40, quand je vois  son programme. Moi, mon programme, il n’est pas fait pour les gens qui ont déjà réussi. Il est fait pour que les gens en France puissent réussir, puissent avoir de la mobilité économique. C’est pour ça que je parle aussi aux quartiers, je parle à la France périphérique, je parle aux classes moyennes. Moi, ce que je veux, c’est que dans notre société, on casse les murs. Donc, mon financement de mon mouvement politique, il n’est pas fait par le CAC 40 parce que c’est interdit par la loi. J’ai été financé par 20.000 personnes qui ont donné entre 1 et 7.500 euros par personne.  

Dans une campagne où il se dit "ni de gauche, ni de droite", Emmanuel Macron espère ratisser large. Pas question donc, dans cette optique, d’être affilié au pouvoir financier. 





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