Pour Bernard Accoyer, "débattre avec Le Pen n’est pas un exercice de très haut niveau"

Publié à 10h08, le 19 octobre 2017 , Modifié à 10h08, le 19 octobre 2017

Pour Bernard Accoyer, "débattre avec Le Pen n’est pas un exercice de très haut niveau"
Bernard Accoyer. © AFP
Image Sébastien Tronche


Si Gérald Darmanin a accepté de débattre avec Marine Le Pen ce jeudi 19 octobre dans L’Emission politique sur France 2, d’autres ont refusé avant lui. C’est notamment le cas de Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux, pris par les débats budgétaires à l’Assemblée nationale, de Xavier Bertrand, trop occupé, dit-il, à sa région mais aussi de Laurent Wauquiez, l’archi-favori pour l’élection à la présidence de Les Républicains, qui assure que la présidente du FN "aura son rendez-vous" quand il aura "les clés de la boutique". "Laurent Wauquiez n’est pas un garçon à reculer devant l’obstacle", a appuyé ce jeudi sur Radio Classique Bernard Accoyer.

Mais ce n’est pas le seul argument. Le patron temporaire de LR explique que s’afficher en duel face à Marine Le Pen a perdu de son intérêt depuis le désastre de son débat d’entre-deux-tours de la présidentielle face à Emmanuel Macron. Il insiste :

On a vu depuis le débat de la présidentielle que débattre avec madame Le Pen n’était pas un exercice de très haut niveau.

Dans les colonnes du Parisien de ce jeudi, un proche d’un politique ayant également refusé cette joute avec Marine Le Pen balançait que débattre avec la cheffe frontiste n’était plus aussi porteur politiquement :

Aujourd’hui, Marine Le Pen c’est une has been. Débattre avec elle, cela n’a aucun intérêt politique.

En revanche, Bernard Accoyer trouve normal que ce soit Gérald Darmanin, le ministre du budget ex-LR rallié à Emmanuel Macron, qui s’y colle. "Un débat, c’est entre le gouvernement, ou la majorité, et l’opposition", estime l’ancien président de l’Assemblée nationale. Qui poursuit :

Il est normal qu’un ministre du gouvernement rallié à En Marche, monsieur Darmanin, débatte avec une opposante.

Et, assure-t-il, le temps de Laurent Wauquiez viendra.

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