Pour Bernard Accoyer, "si Les Républicains ne se réinventent pas", le parti disparaîtra

Publié à 13h18, le 02 mai 2017 , Modifié à 14h31, le 02 mai 2017

Pour Bernard Accoyer, "si Les Républicains ne se réinventent pas", le parti disparaîtra
Bernard Accoyer. © Montage Le Lab via L'Opinion

Le PS n’est pas le seul parti en passe de mourir. À en croire son secrétaire général Bernard Accoyer, LR doit se réinventer, sous peine de disparaître. Interrogé par L’Opinion ce mardi 2 mai, l’ancien président de l’Assemblée nationale a exposé l’agenda du parti pour les prochains mois : assurer les législatives, puis se pencher sur la ligne politique. À plus d'un mois du scrutin des 11 et 18 juin, il avertit :

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Si Les Républicains, comme les autres partis politiques d’ailleurs, ne se réinventent pas dans le débat qui va s’ouvrir après les législatives, je le dis comme je le pense, nous disparaîtrons.

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Pour lui, se réinventer passe par la montée en puissance d’une nouvelle génération de personnalités politiques qui "incarnent le pays tel qu’il est", contrairement donc à la génération actuelle. Mais le défi auquel fera face LR est également programmatique, il ajoute :

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Il y a deux lignes aujourd’hui qui ne peuvent pas s’affronter avant les législatives, mais qui devront débattre après les législatives. Ce sera un débat de fond sur un positionnement à droite, franchement à droite, et un positionnement plus large, plus rassembleur, plus centre-droit. Et je pense que ces deux lignes devront soit trouver un compromis, soit, si elles ne le trouvent pas, ce sera la fin de l’histoire de ce qu’a été l’UMP, puis Les Républicains. Mais ça, ce sera le débat de l’automne.

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Après avoir mis en garde contre une possibilité de scission, Bernard Accoyer rappelle qu’à la base, l’Union pour un mouvement populaire (UMP), créée en 2002 sous l’impulsion de Jacques Chirac, était la réunion de "trois mouvances" : gaulliste (RPR), libérale (Démocratie libérale) et centriste (les démissionnaires de l’UDF). Celui qui ne se représentera pas aux élections législatives ajoute que ces mouvances s’étaient retrouvées bien plus par "accord électoral que sur le fond", en prévision des législatives de 2002.

Les déchirures au sein du parti ne cessent de s’accentuer depuis l’élimination de François Fillon au premier tour de la présidentielle. La position officielle vis-à-vis du second tour n’a pas fait l’unanimité : LR est morcelé entre ceux qui appellent à voter pour Emmanuel Macron, ceux qui préfèrent appeler au barrage au FN et ceux (rares) qui choisissent de voter pour Marine Le Pen. Le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère s’était lui aussi montré très pessimiste dimanche 30 avril en affirmant ceci au JDD : "Le parti est en train d’exploser parce qu’en réalité nos électeurs sont devenus irréconciliables".

Jolie psychanalyse familiale en perceptive… Rendez-vous à l’automne.

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