Pour Claude Guéant, c’est "à la mode d’être à gauche"

Publié à 09h55, le 23 octobre 2012 , Modifié à 09h55, le 23 octobre 2012

Pour Claude Guéant, c’est "à la mode d’être à gauche"
Claude Guéant, à Paris, le 2 décembre 2011. (Reuters)

EN VOGUE – Invité de la matinale de France Info, mardi 23 octobre, Claude Guéant a soufflé le chaud et le froid concernant la politique sécuritaire de Manuel Valls. Surtout, il a déploré, mi-enervé, mi-amusé, la mode "d’être à gauche".

 

  1. "Une ambiance générale"

    Questionné, mardi 23 octobre sur France Info, sur les nouveaux propos de Jean-François Copé concernant un "racisme anti-UMP", Claude Guéant, soutien de François Fillon dans la bataille pour la présidence de l’UMP a validé la sortie du secrétaire général de l’UMP. L’ancien ministre de l’Intérieur déplore d’ailleurs une tendance en vogue d’être "à gauche" :

    Il a à l’esprit tout ce que le PS dit en permanence. Tout est de la faute de l’UMP, de Nicolas Sarkozy, de François Fillon. Je rappelle qu’il y a une crise.

    Et d’ajouter, mi-amusé, mi-énervé :

    Il y a une ambiance générale. C’est plus à la mode d’être à gauche qu’à droite.

    Mais Manuel Valls, lui, est-il de droite ? La réponse de l’ancien protégé de Nicolas Sarkozy fuse :

    Valls, c’est quelqu’un qui a un discours auquel je ne saurais reprocher grand-chose dans le domaine de la sécurité.

    Puis de modérer son portrait flatteur de l’actuel ministre de l’Intérieur, tout en reconnaissant que l’ancien maire d’Evry se mettait dans ses pas car "la raison impose cela" :

    Ce n’est pas tout à fait pareil dans le domaine de l’immigration. 

    Et les résultats du gouvernement ne sont pas à la hauteur des propos martiaux de Manuel Valls.

    Pour le justifier, Claude Guéant ressort des chiffres sur l’augmentation des atteintes aux personnes. Selon lui, il y aurait eu "6% d’augmentation le premier mois, 12% le deuxième et 8% le troisième", soit "des dizaine de milliers de victimes en plus".

    Des chiffres déjà avancés par Christian Estrosi mais difficiles à confirmer, comme l’explique Alain Bauer, ancien Monsieur sécurité de Nicolas Sarkozy mais aussi proche de Manuel Valls, à l’Express:

    Ce que dit Christian Estrosi n'est pas inexact mais les mois comparés ne comptaient pas le même nombre de jours ouvrés. Si vous ajoutez deux jours à un mois, c'est 6% d'infractions constatées en plus en moyenne.

    Une nuance valable également pour les affirmations de Claude Guéant.

     

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