Pour Édouard Philippe, les législatives "confirment l'attachement" des Français "au projet" de Macron

Publié à 21h16, le 11 juin 2017 , Modifié à 21h22, le 11 juin 2017

Pour Édouard Philippe, les législatives "confirment l'attachement" des Français "au projet" de Macron

Au soir du second tour de l'élection présidentielle, la large victoire d'Emmanuel Macron pouvait difficilement être analysée comme la validation du programme du candidat, tant la présence de Marine Le Pen avait motivé de nombreux électeurs à "faire barrage". La quasi-totalité de la classe politique s'accordait à le dire, mis à part quelques (très) fervents soutiens du nouveau président de la République. Gros changement d'ambiance dans la bouche du Premier ministre dimanche 11 juin, au soir du premier tour des élections législatives.

S'exprimant depuis Matignon sur les coups de 21 heures, Édouard Philippe s'est ainsi félicité des bons scores de La République en marche qui arrive en tête au niveau national, avec entre 31 et 33% des voix, ce qui lui assurerait de 390 à 445 sièges à l'Assemblée. Le chef du gouvernement a notamment déclaré :

 

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Vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet [...] du président de la République.

 

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Et de citer quelques réformes potentiellement explosives déjà lancées par l'exécutif : la réforme du Code du Travail et la transposition dans le droit commun de l'immense majorité des dispositions de l'état d'urgence, dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Autant de mesures qui ont donc, selon Édouard Philippe, reçu la bénédiction des Français ce 11 juin. Une analyse que ne partage pas du tout Jean-Luc Mélenchon, qui a estimé pour sa part que le niveau historique d'abstention (à plus de 50%) démontrait l'absence de "majorité dans ce pays" :

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L'immensité de l'abstention montre qu'il n'y a pas de majorité dans ce pays pour détruire le Code de Travail [...] ni non plus pour l'irresponsabilité écologique et pour cajoler les riches, autant de choses qui sont dans le programme d'Emmanuel Macron.

 

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Le Premier ministre a également abordé la question de l'abstention, y voyant "la conséquence de la démobilisation de certaines formations politiques qui n'ont visiblement pas su trouver un second souffle après une présidentielle perdue". Les Républicains, le Front national, la France insoumise et le Parti socialiste apprécieront sans doute ce gros trolling électoral. Mais l'abstention démontre aussi "la démobilisation d'une partie de l'électorat pour qui l'élection du président de la République a clos le débat", a considéré Édouard Philippe.

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