Pour Emmanuel Macron, c’est une "chance que Mélenchon prenne la tête de l’opposition à la réforme du travail"

Publié à 21h03, le 29 août 2017 , Modifié à 21h03, le 29 août 2017

Pour Emmanuel Macron, c’est une "chance que Mélenchon prenne la tête de l’opposition à la réforme du travail"
© Montage via AFP
Image Amandine Réaux


Après un été marqué par les polémiques (démission du chef d’état-major des armées, baisse des APL), l’exécutif se prépare à une rentrée difficile marquée par une baisse phénoménale de la cote de popularité d’Emmanuel Macron et surtout un mouvement social contre la réforme du travail.

Mais le Président voit du positif dans le négatif et se réjouit étonnamment de ce que Jean-Luc Mélenchon prenne la tête de l’opposition à la réforme du travail. Il a développé sa *pensée complexe* en très petit comité, selon Le Canard Enchaîné à paraître le 29 août :

C’est une chance pour nous que Mélenchon prenne la tête de l'opposition à la réforme du travail. Il se pose en rival des syndicats, qui vont se sentir dépossédés.

Lors du séminaire gouvernemental de rentrée, lundi, le chef de l’État avait déjà sommé ses ministres de "ne pas se laisser impressionner par ceux qui veulent faire entendre un gigantesque fracas". Car selon lui, l’offensive de La France insoumise contre le "coup d’État social" constitue un "fracas quotidien" qui du coup est "de plus en plus insignifiant".

Pas sûr que Jean-Luc Mélenchon l’entende ainsi. Avant ses vacances, l’ex-candidat à la présidentielle assurait : "La rédaction des ordonnances sur le code du travail et les autres avatars du type Pénicaud vont conforter un nouvel épisode 'dégagiste' dans la conscience populaire." Mardi, Alexis Corbière est allé plus loin en tentant d'instaurer l’idée d’élections anticipées avant 2022.

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