Risques d'attentats : Jacques Cheminade ne "sort plus dans la rue"

Publié à 13h56, le 19 avril 2017 , Modifié à 15h44, le 19 avril 2017

Risques d'attentats : Jacques Cheminade ne "sort plus dans la rue"
Jacques Cheminade. © AFP
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Camille Mordelet pour

Jacques Cheminade, comme tous les autres candidats à l’élection présidentielle, prend les menaces d’attentat très au sérieux. Le candidat a lui aussi été happé par le tumulte provoqué par l’arrestation de deux hommes mardi 18 avril à Marseille, qui sont soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat à la veille de l’élection présidentielle.

 La question de la sécurité des candidats se pose dès lors. Jacques Cheminade, interrogé sur le sujet par France 2 le mercredi 19 avril matin, a sa méthode pour éviter les drames.

Je ne ferai pas des réunions en plein air. Et moi-même, je reste chez moi. Je ne sors pas dans la rue comme j’aime à le faire, pour flâner, pour discuter, pour voir des gens. Je me restreins, parce que je considère que c’est ma responsabilité pour autrui. Moi-même, prendre le risque, pourquoi pas. Mais pour les autres, non.

L’état d’urgence, qui est censé se prolonger jusqu’au 15  juillet 2017, fait donc son retour à quatre jours du premier tour de la présidentielle. Le doyen de l’élection a prôné la "fin de cet état d’urgence", qu’il qualifie de "faux-vrai état d’urgence". Il se justifie ainsi :

Si on avait vraiment un état d’urgence, il n’aurait pas fallu faire l’Euro comme on l’a fait. Il n’aurait pas fallu fêter le 14 juillet comme on l’a fait, y compris à Nice. Il aurait fallu prendre des précautions. Alors là, on est dans le faux-vrai et chacun doit prendre ses responsabilités par rapport à ça.

Celui qui a été trois fois candidat (1995, 2012, 2017) précise qu’il n’a de toute façon pas les moyens d’organiser de grandes réunions en extérieur comme ses adversaires. Son budget de campagne s’élève à 400 000 euros, soit le prix d’un grand meeting d’Emmanuel Macron.

 





[BONUS TRACK]

Le même jour sur Franceinfo:, Jacques Cheminade a continué à parler de terrorisme. Le fondateur du parti Solidarité et Progrès est revenu sur sa relation avec les jeux vidéo. En mars 2017, il voulait interdire les jeux vidéo violents, qui inspirent "les gens qui ont l'esprit un peu tordu et un peu désaxé".

Exit les jeux comme GTA, Call of Duty et autres Assassin's Creed pour Jacques Cheminade. Mais vive les jeux de gestion. Et le candidat a ses petits chouchous.

- Journaliste : Vous jouez aux jeux vidéo ?

- Jacques Cheminade : J’en regarde de temps en temps. À mon âge, vous savez, il n’y a pas de jeux interdits.

- Journaliste : À quels jeux vous jouez ?

- Jacques Cheminade : Je regarde 'Civilization VI'. J’ai regardé 'Super Odyssée' de Mario, qui vient. J’ai regardé 'Mario'. J’ai regardé un peu ces choses-là. Il faut savoir comment les gens pensent, comment ils réagissent aujourd’hui. Il faut le savoir. Il y a des jeux très intéressants de terra formation de planètes ou de construction de villes.

Si ce n’est pas de l’évolution… Jacques Cheminade va encore plus loin :

J’ai une bonne relation maintenant avec les gamers.

Un échange à retrouver ci-dessous :





Alors, les jeux de gestions, une façon simple de s’amuser sans exposition à la violence ? À voir. Le but de beaucoup d’entre eux est d’étouffer économiquement un adversaire virtuel pour rester seul maître à bord, soit une parfaite représentation de ce que le candidat appelle le "système capitaliste mondialisé".

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