Pour expliquer son opposition au revenu universel, Arnaud Montebourg se compare à… Victor Hugo

Publié à 08h42, le 03 janvier 2017 , Modifié à 08h42, le 03 janvier 2017

Pour expliquer son opposition au revenu universel, Arnaud Montebourg se compare à… Victor Hugo
Arnaud Montebourg © Capture d'écran RTL

MODÈLE –L'écrivain Nicolas Sarkozy aimait bien se comparer à Racine lorsqu'il s'agissait de parler des critiques sur son livre. "Il a été très perturbé par les critiques quand il a sorti Phèdre. Les critiques sont oubliées, Racine non. Sans doute j'ai trop tenu compte des commentaires", avait ainsi lancé l'ancien président de la République, en janvier 2016, alors que venait d'être publié son livre La France pour la vie (éd. Plon).  

Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à se référer à un illustre auteur. Arnaud Montebourg aime également placer ses pas dans ceux d'un grand homme, en l'occurrence Victor Hugo. Un modèle pour le moins imposant. Invité de RTL ce mardi 3 janvier, Arnaud Montebourg détaille les contours de son programme présidentiel. Contrairement à Benoît Hamon et Manuel Valls, l'ancien ministre du Redressement productif n'est pas favorable à l'instauration d'un revenu universel. Et pour justifier sa position, il en vient à se comparer à l'auteur des Misérables. Il dit :

 

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Je suis un petit peu finalement comme Victor Hugo quand il exaltait 'le travail fier'. Moi je crois à la société du travail parce que c'est l'outil de la dignité du citoyen.

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L'expression "travail fier" est bien de Victor Hugo. "[...] L'amour pour l'orgueil, la liberté pour la puissance, le travail fier et pauvre pour l'opulence plein de responsabilité obscure, l'ombre où est Dieu pour le flamboiement où sont les démons, le paradis pour l'Olympe !", écrit-il dans son roman philosophique L'homme qui rit.

Arnaud Montebourg ne se limite cependant pas à citer Victor Hugo pour justifier sa position. "Je dirai que [le revenu universel] est une solution pour après-demain parce qu'elle est infaisable. Si vous décidez de verser un revenu universel, c'est-à-dire pour tout le monde, de 700 et quelques euros, ça coûte l'équivalent de la totalité du budget de l'État. Donc on ne va pas créer, avec 35 points de CSG de prélèvements supplémentaires, un État social à côté de celui qui existe déjà. Cela me paraît irréalisable", détaille-t-il.

Et l'auteur de Notre-Dame de Paris n'est pas la seule référence de l'ancien ministre. Se décrivant comme "un candidat proposant plutôt qu'opposant", l'ex-n°2 d'Habitat se présente comme l'homme de "la transformation concrète du système économique et financier, politique et européen". "Transformation, ça veut dire quoi ? D'ailleurs, c'est un beau mot, utilisé par de grands philosophes, Karl Polanyi, Edgar Morin", avance-il. Rien que ça. 

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