Pour François-Michel Lambert, député et candidat LREM, "Richard Ferrand est dans la même situation que DSK" en 1999

Publié à 07h02, le 02 juin 2017 , Modifié à 07h02, le 02 juin 2017

Pour François-Michel Lambert, député et candidat LREM, "Richard Ferrand est dans la même situation que DSK" en 1999
Richard Ferrand. © AFP
Image Sébastien Tronche


Le Premier ministre Edouard Philippe garde sa ligne de conduite et le répète à l’envi, d’un JT à un déplacement de terrain : tant qu’il n’est pas mis en examen, Richard Ferrand n’a pas l’obligation de quitter le gouvernement. Pourtant, au sein même de La République en marche, le parti d’Emmanuel Macron, de plus en plus de voix plaident pour une démission du ministre de la Cohésion des territoires après les multiples révélations à son sujet, ici sur une opération immobilière avec sa femme, là sur un mélange des genres entre ses fonctions aux Mutuelles de Bretagne et la députation.

Député sortant et candidat LREM aux législatives des 11 et 18 juin, François-Michel Lambert fait partie de ceux qui verraient bien Richard Ferrand démissionner. Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 2 juin, cet ancien EELV, candidat dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône, compare la situation du macroniste de la toute première heure à celle de Dominique Strauss-Kahn en 1999 :

Richard Ferrand est dans la même situation que DSK.

Mis en cause par la justice dans l'affaire de la "MNEF" en 1999, Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'Economie et des Finances, avait décidé de démissionner pour retrouver sa liberté et pouvoir se défendre des accusations portées contre lui. "Si je démissionne, je le dis avec force, ce n’est en aucune manière parce que je me sens coupable, expliquait DSK en quittant Bercy. J’ai pris cette décision parce que je considère que la morale et le sens des responsabilités l’imposent. Pour moi, il n’est pas concevable qu’un ministre puisse continuer d’exercer sa mission alors qu’existe à son encontre un soupçon donnant lieu à une procédure judiciaire au risque de porter atteinte à tout le gouvernement."

Une démission à revoir en vidéo grâce à l’INA :



François-Michel Lambert n’est pas le premier candidat macroniste à souhaiter la démission de Richard Ferrand. Jean-Louis Bourlanges a ainsi assuré qu’à la place du ministre de la Cohésion des territoires, il aurait démissionné "pour ne pas nuire à son camp". "Je pense que je démissionnerais", a renchéri un porte-parole d’Emmanuel Macron pendant la campagne, le député sortant Arnaud Leroy.

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